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Shavouot, présentation générale

Shavouot, présentation générale

Seconde des trois fêtes de pèlerinage (chlocha regalim), la Pentecôte (« cinquantième » en grec) juive a lieu le 6 Sivan (et éventuellement le 7, en Diaspora) soit 49 jours après le 1er soir de Pessa’h (49 = 7 x 7 : importance du chiffre 7 dans le judaïsme).

Autrement dénommée ‘hag haqatsir (fête des moissons), yom habikkourim (jour des prémices) ou z’man matan toratenou (temps du don de notre Torah), Shavouoth commémore la liberté réelle qu’a constitué, pour les Hébreux, le don de la Torah. Entre la sortie d’Egypte et la théophanie sinaïtique, les Hébreux étaient libres physiquement, mais intellectuellement ils portaient encore les stigmates de l’esclavage (il faudra, en vérité, une génération entière et quarante ans d’errance dans le désert pour les en libérer complètement) et ne disposaient pas de la Loi pour les en affranchir.

Fêter Shavouoth est une manière solennelle de renouveler, de réactualiser, de réactiver l’Alliance et l’engagement de respecter les mitsvot ; c’est tout aussi important que de fêter Pessa’h puisque la véritable liberté, selon le judaïsme, s’acquiert en respectant la volonté divine contenue dans la Torah. Comme à Pessa’h où tout Juif doit se sentir personnellement sorti d’Egypte, tout Juif doit se sentir au pied du Sinaï à Shavouoth.

Halakha Halakha Loi juive religieuse basée sur le Talmud et les décisionnaires rabbiniques. Littéralement cela veut dire "marcher", la marche à suivre ou la loi en mouvement... Il existe de nombreux débats jurisprudentiels dans la Halakha qui n’est pas un système uniforme.

Shavouoth est un yom tov (jour de fête chômé) : comme tel, il est donc soumis aux mêmes restrictions que shabbath sauf :

-  on peut utiliser le feu, mais pas le créer (par exemple, il est permis d’allumer une cigarette à l’aide d’une flamme qui a été créée avant l’entrée du yom tov)

-  on peut cuisiner pour le jour même

-  on peut porter du domaine public au domaine privé et vice versa

Lectures de la Torah : Ex 19,1→20,23, ce qui inclut les Dix Paroles pendant la lecture desquelles on se lève ; Maftir Maftir Le maftir est un court passage de la Tora lu après les 7 Alyot. Le plus souvent ce sont les derniers versets de la 7e Alya, mais s’il est spécial, il sera lu dans un deuxième rouleau de Tora. Celui qui lit en maftir, lit également la Haftara.  : Nb 28, 26-31 rappelant les sacrifices du jour ; Haftara Haftara
Haftarah
Depuis la période talmudique, la lecture de la Tora, chaque shabbat matin est suivie de la lecture de la "Haftarah ". C’est généralement, la personne qui est appelée en 8ème montée (Alya) à la Tora qui lit la Haftara, cette montée est appelée "Maftir". Le texte de cette lecture supplémentaire et hebdomadaire est issu des livres des Prophètes. Elle ne se lit pas dans un rouleau mais dans un livre comportant voyelles et signes de cantilations. Il existe en général un rapport contextuel entre la Parasha et la Haftara.
 : Ez 1,1-28 + 3,12 ; livre de Ruth (qui constitue une des cinq meguillot).

Lectures du deuxième jour (en Diaspora, dans les communautés doublant la fête) : Dt 15,19 (ou 14,22 si shabbath)→16,17 ; Même maftir Maftir Le maftir est un court passage de la Tora lu après les 7 Alyot. Le plus souvent ce sont les derniers versets de la 7e Alya, mais s’il est spécial, il sera lu dans un deuxième rouleau de Tora. Celui qui lit en maftir, lit également la Haftara. qu’au premier jour ; Haftara Haftara
Haftarah
Depuis la période talmudique, la lecture de la Tora, chaque shabbat matin est suivie de la lecture de la "Haftarah ". C’est généralement, la personne qui est appelée en 8ème montée (Alya) à la Tora qui lit la Haftara, cette montée est appelée "Maftir". Le texte de cette lecture supplémentaire et hebdomadaire est issu des livres des Prophètes. Elle ne se lit pas dans un rouleau mais dans un livre comportant voyelles et signes de cantilations. Il existe en général un rapport contextuel entre la Parasha et la Haftara.
 : Hab 2,20→3,19 (+ livre de Ruth, selon les rites).

On chante le Hallel Hallel "Louange", long poème liturgique récité les jours de fêtes et le Rosh Hodesh. Il est composé d’un ensemble de psaumes (113 à 118). Souvent chanté joyeusement, il est récité également par une personne seule. Rosh Hodesh et Hol Hamoed, on lui enlève une partie. Il est au centre du Seder de Pessah. (c’est-à-dire, les Psaumes 113 à 118) pour louer l’Eternel.

Pourquoi lit-on le livre de Ruth ?

L’agriculture y joue un rôle important : or Shavouoth tout comme Pessa’h et Soukkot est une fête agricole. Mais il faut surtout voir dans cette lecture la volonté de nos Sages Sages Ce terme dans les textes juifs désigne en général les rabbins du Talmud (six premiers siècles de l’ère courante). On dira "les sages" ou "nos sages". C’est la traduction d’une expression hébraïque : "H’azal" qui veut dire "nos sages de mémoire bénie". de rendre hommage à l’arrière-grand-mère du roi David qui fut la première prosélyte (convertie au judaïsme) officielle de l’histoire. L’histoire de Ruth montre une fois de plus l’universalisme de la Torah que tout non-Juif peut décider d’adopter s’il le souhaite sincèrement. La célèbre réplique de Ruth à sa belle-mère qui veut l’en dissuader est devenue emblématique de la conversion au judaïsme :

« N’insiste pas près de moi, pour que je te quitte et m’éloigne de toi ; car partout où tu iras, j’irai ; où tu demeureras, je veux demeurer ; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu ; là où tu mourras, je veux mourir aussi et y être enterrée. Que l’Eternel m’en fasse autant et plus, si jamais je me sépare de toi autrement que par la mort ! » (Ruth 1,16-17).

Coutumes

Tikkoun leil Shavouoth (réparation de la nuit de Shavouoth) : il est de tradition, la nuit de Shavouoth, de veiller et d’étudier jusqu’au petit matin. Le Midrash Midrash
Midrach
Traditions rabbiniques qui viennent commenter le texte biblique. Le Midrash utilise des principes mettant en lumière "l’inconscient" du texte. Le vrai sens n’est pas celui qui se laisse lire au premier regard, il est celui qu’il faut chercher à l’intérieur des mots.
raconte que les Hébreux étaient épuisés et endormis peu de temps avant la proclamation des Dix Paroles, tant avaient été intenses pendant trois jours leur préparation, leur ferveur et leur attente : chaque année, nous compensons cet assoupissement par une nuit d’étude.

La consommation de produits lactés : plusieurs explications viennent éclairer cette tradition :

→la Torah est comparée au lait nourricier

→l’empilement de plusieurs fromages permet de symboliser le mont Sinaï

→la guematria de חלב (lait) est 40 : rappel des quarante jours passés par Moïse en haut du Sinaï pour recevoir la Torah, et des quarante années d’errance des Israélites dans le désert

→le peuple était tellement occupé à se préparer au don de la Torah que le temps manquait pour la préparation de la viande

→la saison se prête mieux à des mets plus légers

On décore la synagogue, les habitations avec des fleurs : selon le Midrash Midrash
Midrach
Traditions rabbiniques qui viennent commenter le texte biblique. Le Midrash utilise des principes mettant en lumière "l’inconscient" du texte. Le vrai sens n’est pas celui qui se laisse lire au premier regard, il est celui qu’il faut chercher à l’intérieur des mots.
, le Sinaï se serait recouvert de fleurs, comme enchanté par les Dix Paroles…

Guershom

Messages

Shavouot, présentation générale

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