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Le texte de la Parasha Beaalotekha

Le texte de la Parasha Beaalotekha

Nombres 8.1 - 12.16 -

L’Eternel parla à Moïse en ces termes : « Parle à Aaron et dis-lui Quand tu feras monter les lumières, c’est vis-à-vis de la face du candélabre que les sept lampes doivent projeter la lumière.

« Ainsi fit Aaron c’est vis-à-vis de la face du candélabre qu’il en disposa les lampes, comme l’Eternel l’avait ordonné à Moïse. Et voici la confection du candélabre tout d’une pièce, en or, jusqu’à sa base, jusqu’à ses fleurs, c’était une seule pièce. D’après la forme que l’Eternel avait indiquée à Moïse, ainsi il avait fabriqué le candélabre ».

Consécration des Lévites

L’Eternel parla à Moïse en disant : « Prends les Lévites du milieu des enfants d’Israël, et purifie les. Voici ce que tu leur feras pour les purifier asperge-les de l’eau expiatoire. Ils passeront le rasoir sur tout leur corps, laveront leurs vêtements et se purifieront. Puis ils prendront un jeune taureau, avec son oblation : de la fleur de farine pétrie à l’huile : et un autre jeune taureau, que tu recevras comme expiatoire.

Tu feras avancer les Lévites devant la Tente d’assignation, et tu rassembleras toute la communauté des enfants d’Israël. Tu feras avancer les Lévites devant Dieu, et les enfants d’Israël imposeront leurs mains sur les Lévites. Et Aaron fera le balancement des Lévites devant Dieu, de la part des enfants d’Israël, pour qu’ils soient consacrés au service de Dieu.

Et les Lévites appuieront leurs mains sur la tête des taureaux ; fais alors offrir l’un comme expiatoire et l’autre comme holocauste à Dieu, pour faire propitiation sur les Lévites. Puis tu placeras les Lévites devant Aaron et ses fils, et tu opéreras leur balancement à l’intention du Seigneur. Tu sépareras les Lévites du milieu des enfants d’Israël, et les Lévites seront à moi. Après cela les Lévites viendront faire le service de la Tente d’assignation, et tu les purifieras et procéderas à leur balancement.

Car réservés, ils me sont réservés, à moi entre les enfants d’Israël : en échange de tout premier fruit des entrailles, de tout premier-né parmi les enfants d’Israël, je me les suis attribués. Car tout premier-né m’appartient chez les enfants d’Israël, homme ou bête ; le jour où je frappai tous les premiers-nés dans le pays d’Egypte, je me les consacrai. Or, j’ai pris les Lévites en échange de tous les premiers-nés des enfants d’Israël ; et je les ai donnés à Aaron et à ses fils, entre les enfants d’Israël, pour faire l’office des enfants d’Israël dans la Tente d’assignation, et pour servir de rançon aux enfants d’Israël : de peur qu’il n’y ait une catastrophe parmi les enfants d’Israël, si ceux-ci s’approchent des choses saintes ».

Ainsi firent Moïse et Aaron et toute la communauté des Israélites, à l’égard des Lévites ; selon tout ce que Dieu avait prescrit à Moïse touchant les Lévites, ainsi leur firent les enfants d’Israël. Les Lévites se purifièrent, ils lavèrent leurs vêtements ; Aaron effectua leur balancement devant l’Eternel, et il fit propitiation sur eux pour les rendre purs. C’est alors que les Lévites entrèrent pour accomplir leur service dans la Tente d’assignation, en présence d’Aaron et de ses fils. D’après ce que l’Eternel avait prescrit à Moïse au sujet des Lévites, ainsi leur firent-ils.

L’Eternel parla à Moïse en disant : « Ceci concerne les Lévites à partir de l’âge de vingt-cinq ans [le Lévite] viendra exercer une activité pour le service de la Tente d’assignation ; mais, passé l’âge de cinquante ans, il se retirera du service actif et ne travaillera plus. Il servira ses frères dans la Tente d’assignation en veillant à sa garde, mais il n’exécutera point de travail. C’est ainsi que tu en useras pour les Lévites, selon leurs fonctions ».

La deuxième Pâque

9

L’Eternel parla à Moïse dans le désert de Sinaï, la seconde année de leur sortie du pays d’Egypte, le premier mois, en disant : « Que les enfants d’Israël fassent la Pâque au temps fixé. C’est le quatorzième jour de ce mois, vers le soir, que vous devez la faire au temps fixé ; d’après tous ses statuts et toutes ses règles vous l’exécuterez. »

Moïse parla aux enfants d’Israël, pour qu’ils fissent la Pâque. Et ils firent la Pâque au premier mois, le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans le désert de Sinaï ; exactement comme l’Eternel l’avait prescrit à Moïse, ainsi firent les enfants d’Israël. Or, il y eut des hommes qui se trouvaient souillés par des cadavres humains, et qui ne purent faire la Pâque ce jour-là. Ils se présentèrent devant Moïse et devant Aaron, ce même jour, et ces hommes lui dirent : « Nous sommes souillés par des cadavres humains ; mais pourquoi serions-nous privés d’offrir le sacrifice du Seigneur en son temps, seuls entre les enfants d ’Israël ? »

Moïse leur répondit : « Attendez que j’apprenne comment l’Eternel statuera à votre égard. » Et l’Eternel parla à Moïse en disant : « Parle aux enfants d’Israël en disant : Si quelqu’un se trouve souillé par un cadavre, ou sur une route éloignée, parmi vous ou vos descendants, il fera la Pâque en l’honneur de l’Eternel, c’est au deuxième mois, le quatorzième jour, vers le soir, qu’ils la feront ; ils la mangeront avec des azymes et des herbes amères, « n’en laisseront rien pour le lendemain, et n’en briseront pas un seul os : selon le statut de la Pâque ils le feront. Pour l’homme qui, étant pur et n’ayant pas été du voyage, se serait néanmoins abstenu de faire la Pâque, cette personne sera retranchée de son peuple : puisqu’il n’a pas offert en son temps le sacrifice du Seigneur, cet homme portera sa faute. Et si un étranger habite avec vous et veut faire la Pâque en l’honneur de l’Eternel, il devra se conformer au rite de la Pâque et à son institution : il y aura pour vous une même règle, tant pour l’étranger que pour l’indigène ».

La shekhina Shekhina
Chekhina
"Présence divine", concept mystique qui cherche à expliquer une possibilité de rapprochement entre la face divine du monde et sa face matérielle. L’exil de la Shekhina symbolise une perte de sens et d’harmonie, son retour une possibilité de réparation et de paix harmonieuse.

Or, le jour où l’on eut érigé le tabernacle Mishkan
Michkan
Tabernacle
Temple portatif et provisoire fabriqué dans le désert après la sortie d’Egypte. Les règles concernant sa construction et son fonctionnement occupent une grande part de la Tora. Il symbolise la construction d’un microcosme spirituel et rituel idéal, modèle des Temples à venir. Il sert de base aux lois du shabbat et d’autres règles du judaïsme. Certains chercheurs pensent qu’il n’a jamais existé mais serait une espèce de construction utopique représentant la possibilité (elle même utopique) d’une relation permanente entre le divin et l’humain.
, la nuée couvrit le tabernacle Mishkan
Michkan
Tabernacle
Temple portatif et provisoire fabriqué dans le désert après la sortie d’Egypte. Les règles concernant sa construction et son fonctionnement occupent une grande part de la Tora. Il symbolise la construction d’un microcosme spirituel et rituel idéal, modèle des Temples à venir. Il sert de base aux lois du shabbat et d’autres règles du judaïsme. Certains chercheurs pensent qu’il n’a jamais existé mais serait une espèce de construction utopique représentant la possibilité (elle même utopique) d’une relation permanente entre le divin et l’humain.
, la tente du Statut ; et le soir il y avait, sur le tabernacle Mishkan
Michkan
Tabernacle
Temple portatif et provisoire fabriqué dans le désert après la sortie d’Egypte. Les règles concernant sa construction et son fonctionnement occupent une grande part de la Tora. Il symbolise la construction d’un microcosme spirituel et rituel idéal, modèle des Temples à venir. Il sert de base aux lois du shabbat et d’autres règles du judaïsme. Certains chercheurs pensent qu’il n’a jamais existé mais serait une espèce de construction utopique représentant la possibilité (elle même utopique) d’une relation permanente entre le divin et l’humain.
, comme une apparence de feu jusqu’au matin. Il en fut ainsi constamment : la nuée le couvrait le jour, et le météore de feu la nuit.

Chaque fois que la nuée s’élevait de dessus la Tente, aussitôt les enfants d’Israël partaient ; puis, à l’endroit où se fixait la nuée, là s’arrêtaient les enfants d’Israël.

C’est sur l’ordre de Dieu que partaient les enfants d’Israël et sur l’ordre de Dieu qu’ils s’arrêtaient : tant que la nuée restait fixée sur le tabernacle Mishkan
Michkan
Tabernacle
Temple portatif et provisoire fabriqué dans le désert après la sortie d’Egypte. Les règles concernant sa construction et son fonctionnement occupent une grande part de la Tora. Il symbolise la construction d’un microcosme spirituel et rituel idéal, modèle des Temples à venir. Il sert de base aux lois du shabbat et d’autres règles du judaïsme. Certains chercheurs pensent qu’il n’a jamais existé mais serait une espèce de construction utopique représentant la possibilité (elle même utopique) d’une relation permanente entre le divin et l’humain.
, ils demeuraient campés.

Lors même que la nuée stationnait longtemps au-dessus du tabernacle Mishkan
Michkan
Tabernacle
Temple portatif et provisoire fabriqué dans le désert après la sortie d’Egypte. Les règles concernant sa construction et son fonctionnement occupent une grande part de la Tora. Il symbolise la construction d’un microcosme spirituel et rituel idéal, modèle des Temples à venir. Il sert de base aux lois du shabbat et d’autres règles du judaïsme. Certains chercheurs pensent qu’il n’a jamais existé mais serait une espèce de construction utopique représentant la possibilité (elle même utopique) d’une relation permanente entre le divin et l’humain.
, les enfants d’Israël gardant l’observance de Dieu, ne partaient point. Parfois la nuée ne restait qu’un certain nombre de jours sur le tabernacle Mishkan
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Tabernacle
Temple portatif et provisoire fabriqué dans le désert après la sortie d’Egypte. Les règles concernant sa construction et son fonctionnement occupent une grande part de la Tora. Il symbolise la construction d’un microcosme spirituel et rituel idéal, modèle des Temples à venir. Il sert de base aux lois du shabbat et d’autres règles du judaïsme. Certains chercheurs pensent qu’il n’a jamais existé mais serait une espèce de construction utopique représentant la possibilité (elle même utopique) d’une relation permanente entre le divin et l’humain.
 : ils campaient à la voix de l’Eternel, à la voix de l’Eternel ils partaient.

Parfois la nuée demeurait du soir jusqu’au matin, et la nuée se retirait le matin et ils partaient ; ou bien un jour et une nuit, et la nuée se retirait et l’on partait.

Ou bien deux jours, ou un mois, ou une année entière, selon que la nuée prolongeait sa station sur le tabernacle Mishkan
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Temple portatif et provisoire fabriqué dans le désert après la sortie d’Egypte. Les règles concernant sa construction et son fonctionnement occupent une grande part de la Tora. Il symbolise la construction d’un microcosme spirituel et rituel idéal, modèle des Temples à venir. Il sert de base aux lois du shabbat et d’autres règles du judaïsme. Certains chercheurs pensent qu’il n’a jamais existé mais serait une espèce de construction utopique représentant la possibilité (elle même utopique) d’une relation permanente entre le divin et l’humain.
, les enfants d’Israël restaient campés et ne partaient pas ; puis quand elle se retirait, ils partaient.

A la voix de l’Eternel ils faisaient halte, à sa voix ils gardaient l’observance de l’Eternel. Selon la parole de Dieu par l’entremise de Moïse.

Les sonneries

10

L’Eternel parla à Moïse en disant : « Fais pour toi deux trompettes, d’argent battu tu les façonneras ; elles te serviront à convoquer la communauté et pour le départ des camps.

Quand on en sonnera, toute la communauté devra se réunir auprès de toi à l’entrée de la Tente d’assignation. Si l’on ne sonne que d’une seule, ce sont les princes qui se rendront auprès de toi, les chefs des milliers d’Israël.

Quand vous sonnerez une fanfare, les camps qui campent à l’orient se mettront en marche. Vous sonnerez une seconde fanfare, et les camps qui campent au midi se mettront en marche une fanfare sera sonnée pour leurs départs, et pour convoquer l’assemblée, vous sonnerez, mais sans fanfare.

Ce sont les fils d’Aaron, les prêtres, qui sonneront des trompettes. Elles seront pour vous, comme institution perpétuelle, dans vos générations.

Quand vous marcherez en bataille, dans votre pays, contre l’ennemi qui vous attaque, vous sonnerez des trompettes avec fanfare ; vous vous recommanderez ainsi au pouvoir de l’Eternel votre Dieu, et vous serez délivrés de vos ennemis. Et au jour de votre allégresse, dans vos solennités et vos néoménies, vous sonnerez des trompettes pour accompagner vos holocaustes et vos sacrifices rémunératoires ; et elles vous serviront de mémorial devant votre Dieu. Je suis l’Eternel votre Dieu ».

Le camp d’Israël en marche

Or il advint, dans la deuxième année, au deuxième mois, le vingtième jour du mois, que la nuée se retira de dessus le tabernacle Mishkan
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du Statut. Et les enfants d’Israël partirent, selon leur ordre de marche, du désert de Sinaï ; et la nuée s’arrêta dans le désert de Pârân. C’est la première fois qu’ils partaient ainsi d’après l’ordre de l’Eternel, transmis par Moïse.

La bannière du camp des enfants de Juda se mit en marche la première, selon leurs légions. A la tête de sa légion était Nahchôn fils d’Amminadab ; à la tête de la légion des enfants d’Issachar, Nethanel, fils de Couâr ; et à la tête de la légion de la tribu des enfants de Zabulon, Elïab, fils de Hêlôn.

Alors on démonta le tabernacle Mishkan
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Temple portatif et provisoire fabriqué dans le désert après la sortie d’Egypte. Les règles concernant sa construction et son fonctionnement occupent une grande part de la Tora. Il symbolise la construction d’un microcosme spirituel et rituel idéal, modèle des Temples à venir. Il sert de base aux lois du shabbat et d’autres règles du judaïsme. Certains chercheurs pensent qu’il n’a jamais existé mais serait une espèce de construction utopique représentant la possibilité (elle même utopique) d’une relation permanente entre le divin et l’humain.
, et les enfants de Guerchôn et ceux de Merari, porteurs du tabernacle Mishkan
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Temple portatif et provisoire fabriqué dans le désert après la sortie d’Egypte. Les règles concernant sa construction et son fonctionnement occupent une grande part de la Tora. Il symbolise la construction d’un microcosme spirituel et rituel idéal, modèle des Temples à venir. Il sert de base aux lois du shabbat et d’autres règles du judaïsme. Certains chercheurs pensent qu’il n’a jamais existé mais serait une espèce de construction utopique représentant la possibilité (elle même utopique) d’une relation permanente entre le divin et l’humain.
, se mirent en marche.

Puis se mit en marche la bannière du camp de Ruben, selon ses légions : à la tête de sa légion était Eliçour, fils de Chedéour ; à la tête de la tribu des enfants de Siméon, Cheloumïel, fils de Tsourichaddaï ; et à la tête de la légion de la tribu des enfants de Gad, Elyaçaf, fils de Deouêl.

Alors s’avancèrent les Qehâthites, porteurs des objets saints et l’on avait redressé le tabernacle Mishkan
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Temple portatif et provisoire fabriqué dans le désert après la sortie d’Egypte. Les règles concernant sa construction et son fonctionnement occupent une grande part de la Tora. Il symbolise la construction d’un microcosme spirituel et rituel idéal, modèle des Temples à venir. Il sert de base aux lois du shabbat et d’autres règles du judaïsme. Certains chercheurs pensent qu’il n’a jamais existé mais serait une espèce de construction utopique représentant la possibilité (elle même utopique) d’une relation permanente entre le divin et l’humain.
lorsqu’ils arrivèrent.

Et la bannière du camp des enfants d’Ephraïm se mit en marche, selon leurs légions : à la tête de sa légion était Elichama, fils d’Ammihoud ; à la tête de la légion de la tribu des enfants de Manassé, Gamliel, fils de Pedahçour ; et à la tête de la légion de la tribu des enfants de Benjamin, Abidân, fils de Ghidoni.

Et se mit en marche la bannière du camp de Dan, arrière-garde de tous les camps, selon leurs légions : à la tête de sa légion à lui était Ahïézer, fils d’Ammichaddaï ; à la tête de la légion de la tribu des enfants d’Aser, Paghïel, fils d’Okrân ; et à la tête de la légion de la tribu des enfants de Nephtali, Ahira, fils d’Enân.

Voilà l’ordre de marche des enfants d’Israël, selon leurs légions, et ils partirent.

Départ de Jethro

Moïse dit à Hôhâbh, fils de Ragouêl le Madianite, beau-père de Moïse : « Nous partons pour la contrée dont l’Eternel a dit : C’est celle-là que je vous donne. Viens avec nous, nous te ferons du bien, car l’Eternel a promis des bienfaits à Israël ».

Il lui répondit : « Je n’irai point ; c’est dans mon pays, au lieu de ma naissance, que je veux aller. »

Moïse reprit : « Ne nous quitte pas, de grâce ! Car, en vérité, tu connais les lieux où nous campons dans ce désert, et tu nous serviras de guide. Or, si tu nous accompagnes, ce même bienfait dont l’Eternel nous fera jouir, nous t’en ferons jouir. »

Et ils firent, à partir du mont de l’Eternel, un chemin de trois jours ; l’arche de Dieu marcha à leur tête l’espace de trois journées, pour leur choisir une halte, et la nuée de Dieu planait au-dessus d’eux, le jour, à leur départ du camp. »

Or, lorsque l’arche partait, Moïse disait : « Lève-toi, Dieu ! Afin que tes ennemis soient dissipés et que tes adversaires fuient de devant ta face ! »

Et lorsqu’elle faisait halte, il disait : « Reviens siéger, Dieu, parmi les myriades des milliers d’Israël ! »

Le désespoir du peuple, celui de Moïse

11

Le peuple affecta de se plaindre amèrement aux oreilles de Dieu.

Dieu l’entendit et sa colère s’enflamma, le feu de l’Eternel sévit parmi eux, et il dévora les dernières lignes du camp.

Mais le peuple implora Moïse ; Moïse pria l’Eternel et le feu s’enfonça. On nomma cet endroit Tabérah, parce que le feu de l’Eternel y avait sévi parmi eux.

Or, le ramassis de gens qui étaient parmi eux fut pris de convoitise ; et, à leur tour, les enfants d’Israël se remirent à pleurer et dirent : « Qui nous donnera de la viande à manger ? Il nous souvient du poisson que nous mangions pour rien en Egypte, des concombres et des melons, des poireaux, des oignons et des aulx. Maintenant, notre âme est desséchée, plus rien : point d’autre perspective que la manne ! »

Or, la manne était comme la graine de coriandre, et son aspect comme l’aspect du bdellium. Le peuple se dispersait et la recueillait puis on l’écrasait sous la meule ou on la pilait au mortier ; on la mettait cuire au pot, et l’on en faisait des gâteaux. Elle avait alors le gout d’une pâtisserie à l’huile. Lorsque la rosée descendait sur le camp, la nuit, la manne y tombait avec elle.

Moïse entendit le peuple gémir, groupé par familles, chacun à l’entrée de sa tente. L’Eternel entra dans une grande colère ; Moïse en fut contristé, et Moïse dit à l’Eternel : « Pourquoi as-tu affligé ton serviteur ? Pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux, pour que tu m’aies imposé le fardeau de tout ce peuple ? Est-ce donc moi qui ai conçu tout ce peuple, moi qui l’ai enfanté, pour que tu me dises Porte-le dans ton sein, comme le nourricier porte le nourrisson, jusqu’au pays que tu as promis par serment à ses pères ? Où trouverai-je de la chair pour donner à tout ce peuple, qui pleure auprès de moi en disant : Donne-nous de la chair à manger Je ne puis, moi seul, porter tout ce peuple car il est trop pesant pour moi. Si tu fais ainsi pour moi, ah je te prie, fais moi mourir, si j’ai trouvé grâce à tes yeux ! Et que je ne sois pas témoin de mon malheur ».

L’Eternel répondit à Moïse : « Assemble-moi soixante-dix hommes entre les anciens d’Israël, que tu connais pour être des anciens du peuple et ses magistrats ; tu les prendras devant la Tente d’assignation, et là ils se rangeront près de toi. Je descendrai et je parlerai avec toi là bas, et j’élèverai une partie de l’esprit qui est sur toi et mettrai sur eux alors ils porteront avec toi la charge du peuple, et tu ne la porteras plus à toi seul.

Quant au peuple, tu lui diras. Tenez-vous prêts pour demain vous mangerez de la chair, puisque vous avez sangloté aux oreilles de l’Eternel en disant : Qui nous donnera de la viande à manger ? Car nous étions mieux en Egypte ! L’Eternel vous donnera de la viande et vous en mangerez.

Ce n’est pas un jour ni deux que vous en mangerez ; ce n’est pas cinq jours, ni dix jours, ni vingt jours, mais jusqu’à un mois entier, tellement qu’elle vous ressortira du nez et vous deviendra en horreur ; parce que vous avez outragé Dieu qui est au milieu de vous, et que vous avez pleuré devant lui en disant : Pourquoi sommes-nous sortis de l’Egypte ? »

Moïse repartit : "Les six cent mille voyageurs c’est le peuple dont je fais partie, et tu me dis je leur donnerai de la viande et ils en mangeront pendant un mois entier Faudra-t-il leur tuer brebis et bœufs, pour qu’ils en aient assez ? Leur amasser tous les poissons de la mer, pour qu’ils en aient assez ? "

Et l’Eternel dit à Moïse : « Est-ce que le bras de Dieu est trop court Tu verras bientôt si ma parole s’accomplit ou non ».

Moïse se retira, et rapporta au peuple les paroles de l’Eternel.

Puis il réunit soixante-dix hommes parmi les anciens du peuple et les rangea autour de la Tente.

L’Eternel descendit dans une nuée et lui parla ; il détourna une partie de l’esprit qui l’animait, et la reporta sur ces soixante-dix personnages, sur les anciens. Et aussitôt que l’esprit se fut posé sur eux, ils prophétisèrent, mais ils ne le firent plus depuis.

Deux de ces hommes étaient restés dans le camp, l’un nommé Eldad, le second Médad. L’esprit se posa sur eux, car ils étaient parmi les inscrits, mais ne s’étaient pas rendus à la Tente ; et ils prophétisèrent dans le camp. Un jeune homme courut L’annoncer à Moïse, en disant : « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ».

Alors Josué, fils de Noun, serviteur de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole et dit : « Mon maître Moïse, empêche-les-en ! »

Moïse lui répondit : « Es-tu jaloux pour moi ! Puisse tout le peuple de Dieu être composé de prophètes, et que l’Eternel fît reposer on esprit sur eux ! »

Et Moïse rentra dans le camp, ainsi que les anciens d’Israël.

Les cailles

Cependant un vent s’éleva de par l’Eternel, qui suscita des cailles du côté de la mer, et les abattit sur le camp dans un rayon d’une journée d’une part et dans un rayon d’une journée d’autre part, autour du camp, et à la hauteur de deux coudées environ sur le sol.

Le peuple resta levé tout ce jour-là, toute la nuit et toute la journée du lendemain, et ramassa les cailles. Celui qui en recueillit le moins en captura dix hômer. Et ils se mirent à les étaler autour du camp.

La chair était encore entre leurs dents, elle n’était pas encore consommée, lorsque la colère du Seigneur éclata contre le peuple, et le Seigneur frappa le peuple d’une mortalité très considérable.

On donna à ce lieu le nom de Kibroth-Hattaava, parce que c’est là qu’on ensevelit ce peuple pris de convoitise.

De Kibroth-Hattaava, le peuple partit pour Hacéroth, et il s’arrêta à Hacéroth.

La lèpre de Miriam

12

Miriam et Aaron parlèrent contre Moïse, à cause de la femme éthiopienne qu’il avait épousée, car il avait épousé une femme Couchite, et ils dirent : « Est-ce uniquement à Moïse que Dieu a parlé ? N’est-ce pas à nous aussi qu’il a parlé ? »

L’Eternel les entendit. Or, cet homme, Moïse, était fort humble, plus qu’aucun homme qui fut sur terre.

Soudain l’Eternel dit à Moïse, à Aaron et à Miriam : « Sortez tous trois vers la Tente d’assignation ! »

Et ils sortirent tous trois.

L’Eternel descendit dans une colonne nébuleuse, et il s’arrêta à l’entrée de la Tente ; il appela Aaron et Miriam, et tous deux sortirent ; et il dit : « Ecoutez je vous prie, mes paroles : quand il y aura parmi vous des prophètes, moi, Eternel, je me manifesterai à eux par une vision, c’est en songe que je m’entretiendrai avec lui. Mais il n’en est pas ainsi de Moïse mon serviteur ; de toute ma maison c’est le plus fidèle. Je lui parle de bouche à bouche, dans une claire apparition et sans énigmes ; l’image de Dieu, il la contemple. Pourquoi donc n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse ? ».

La colère de Dieu éclata contre eux, et il se retira.

La nuée disparut de dessus la Tente, et voici que Miriam se trouva couverte d’une lèpre, blanche comme la neige.

Aaron se tourna vers Miriam, et voici elle était lépreuse.

Et Aaron dit à Moïse : « Pitié, mon Seigneur ! De grâce, ne nous impute pas à péché ce que nous avons commis par démence et ce dont nous nous sommes rendus coupables !

Oh ! Qu’elle ne soit pas comme un mort-né qui, dès sa sortie du sein de sa mère, a une partie de son corps consumée »

Et Moïse implora l’Eternel en disant : « Dieu, oh ! Guéris-la, de grâce ».

L’Eternel répondit à Moïse : « Si son père lui avait craché au visage, ne serait-elle pas un objet de honte durant sept jours. Qu’elle soit donc séquestrée sept jours hors du camp, et ensuite elle y sera admise. »

Miriam fut séquestrée hors du camp pendant sept jours ; et le peuple ne partit que lorsque Miriam eut été réintégrée.

Après cela, le peuple partit de Hacêroth, et ils campèrent dans le désert de Pharan.

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Paracha
Parashot
Section de la Tora hebdomadaire lue le shabbat. La Tora est divisée en 54 parashot. Chacune porte le nom du premier mot significatif. La division est très ancienne (époque talmudique). La parasha est complétée par la Haftara extraite des prophètes.
cantilée

Cantillation séfarade

36 beaalotekha
http://www.massorti Massorti "Traditionaliste". La même racine est employée pour Massora ou Massoret : la tradition. Cela désigne également la transmission.

C’est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l’idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n’a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.
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