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Texte de la Parasha en français

Texte de la Parasha en français

Tu établiras des juges et des fonctionnaires dans toutes les portes, que le Seigneur ton Dieu te donne, pour tes tribus, et ils jugeront le peuple selon la justice.

Tu ne détourneras pas le droit, tu ne feras acception de personne et tu n’accepteras pas de cadeaux corrupteurs, car la corruption aveugle les yeux des sages Sages Ce terme dans les textes juifs désigne en général les rabbins du Talmud (six premiers siècles de l’ère courante). On dira "les sages" ou "nos sages". C’est la traduction d’une expression hébraïque : "H’azal" qui veut dire "nos sages de mémoire bénie". et fausse les paroles des justes. La justice, c’est la justice due tu poursuivras, afin que tu vives et que tu occupes le pays que le Seigneur ton Dieu te donne. Tu ne te planteras pas de bois sacré, quelque arbre que ce soit, à côté de l’autel du Seigneur ton Dieu que tu feras bâtir. Et tu ne te dresseras pas de stèle, ce que le Seigneur ton Dieu a en horreur.

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"N’immole à l’Éternel, ton Dieu, ni grosse ni menue bête qui ait un défaut ou un vice quelconque ; c’est un objet d’aversion pour l’Éternel, ton Dieu.

Le violeur d’Alliance

S’il se trouve dans ton sein, dans l’une des villes que l’Éternel, ton Dieu, te donnera, un homme ou une femme qui fasse une chose coupable aux yeux de l’Éternel, ton Dieu, en violant son alliance ; qui soit allé servir d’autres divinités et se prosterner devant elles, ou devant le soleil ou la lune, ou quoi que ce soit de la milice céleste, contrairement à ma loi : instruit du fait par ouï-dire, tu feras une enquête sévère ; et si la chose est avérée, constante, si cette infamie s’est commise en Israël, tu feras conduire aux portes de la ville cet homme ou cette femme, coupable d’un tel crime, l’homme ou la femme ! Et tu les lapideras, pour qu’ils meurent sous les pierres.

La peine de mort

C’est sur la déposition de deux ou de trois témoins que sera mis à mort celui qui encourt la peine capitale ; il ne pourra être supplicié sur le dire d’un seul témoin. La main des témoins doit le frapper la première pour le faire mourir, et la main du peuple en dernier lieu, et tu extirperas ainsi le mal du milieu de toi.

La Haute cours

Si tu es impuissant à prononcer sur un cas judiciaire, sur une question de meurtre ou de droit civil, ou de blessure corporelle, sur un litige quelconque porté devant tes tribunaux, tu te rendras à l’endroit qu’aura choisi l’Éternel, ton Dieu ; tu iras trouver les pontifes, descendants de Lévi, ou le juge qui siégera à cette époque ; tu les consulteras, et ils t’éclaireront sur le jugement à prononcer. Et tu agiras selon leur déclaration, émanée de ce lieu choisi par l’Éternel, et tu auras soin de te conformer à toutes leurs instructions. Selon la doctrine qu’ils t’enseigneront, selon la règle qu’ils t’indiqueront, tu procéderas ; ne t’écarte de ce qu’ils t’auront dit ni à droite ni à gauche. Et celui qui, téméraire en sa conduite, n’obéirait pas à la décision du pontife établi là pour servir l’Éternel, ton Dieu, ou à celle du juge, cet homme doit mourir, pour que tu fasses disparaître ce mal en Israël ; afin que tous l’apprennent et tremblent, et n’aient plus pareille témérité.

La royauté

Quand, arrivé dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu en auras pris possession et y seras bien établi, si tu dis alors : "Je voudrais mettre un roi à ma tête, à l’exemple de tous les peuples qui m’entourent", tu pourras te donner un roi, celui dont l’Éternel, ton Dieu, approuvera le choix : c’est un de tes frères que tu dois désigner pour ton roi ; tu n’auras pas le droit de te soumettre à un étranger, qui ne serait pas ton frère. Seulement, il doit se garder d’entretenir beaucoup de chevaux, et ne pas ramener le peuple en Egypte pour en augmenter le nombre, l’Éternel vous ayant déclaré que vous ne reprendrez plus ce chemin-là désormais. Il ne doit pas non plus avoir beaucoup de femmes, de crainte que son cœur ne s’égare ; même de l’argent et de l’or, il n’en amassera pas outre mesure. Or, quand il occupera le siège royal, il écrira pour son usage, dans un livre, une copie de cette doctrine, en s’inspirant des pontifes descendants de Lévi. Elle restera par devers lui, car il doit y lire toute sa vie, afin qu’il s’habitue à révérer l’Éternel, son Dieu, qu’il respecte et exécute tout le contenu de cette doctrine et les présents statuts ; afin que son cœur ne s’enorgueillisse point à l’égard de ses frères, et qu’il ne s’écarte de la loi ni à droite ni à gauche. De la sorte, il conservera longtemps sa royauté, lui ainsi que ses fils, au milieu d’Israël.

Le statut du Cohen Cohen
cohanim
Prêtre de la tribu de Lévi qui servaient dans le Temple de Jérusalem. Privilège héréditaire transmis de père en fils depuis Aaron, frère de Moïse.
De nos jours le Cohen n’a plus qu’un rôle honorifique dans le judaïsme.

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"Il n’est accordé aux pontifes, descendants de Lévi, à la tribu de Lévi en général, ni part ni héritage comme au reste d’Israël : c’est des sacrifices de l’Éternel et de son patrimoine qu’ils subsisteront. Ils n’auront point d’héritage au milieu de leurs frères : c’est Dieu qui est leur héritage, comme il le leur a déclaré.

Voici quel sera le droit dû aux pontifes par le peuple, par quiconque tuera une bête, soit de gros ou de menu bétail : il en donnera au pontife l’épaule, les mâchoires et l’estomac. Les prémices de ton blé, de ton vin, de ton huile, les prémices de la toison de ton menu bétail, tu les lui donneras.

Car c’est lui que l’Éternel, ton Dieu, a désigné entre toutes les tribus, pour remplir, en permanence, son ministère au nom de l’Éternel, de père en fils, à jamais. Lorsque le Lévite, quittant l’une de tes villes, une localité quelconque en Israël où il habite, viendra, de son plein gré, à l’endroit élu par le Seigneur, il pourra servir au nom de l’Éternel, son Dieu, comme tous ses frères les Lévites, qui se tiennent là devant l’Éternel. Il jouira d’une portion égale à la leur, indépendamment de ses ventes sur les biens paternels.

Non à l’idolâtrie

Quand tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, ne t’habitue pas à imiter les abominations de ces peuples-là. Qu’il ne se trouve personne, chez toi, qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille ; qui pratique des enchantements, qui s’adonne aux augures, à la divination, à la magie ; qui emploie des charmes, qui ait recours aux évocations ou aux sortilèges ou qui interroge les morts. Car l’Éternel a horreur de quiconque fait pareilles choses ; et c’est à cause de telles abominations que l’Éternel, ton Dieu, dépossède ces peuples à ton profit. Reste entièrement avec l’Éternel, ton Dieu ! Car ces nations que tu vas déposséder ajoutent foi à des augures et à des enchanteurs ; mais toi, ce n’est pas là ce que t’a départi l’Éternel, ton Dieu.

La prophétie

C’est un prophète sorti de tes rangs, un de tes frères comme moi, que l’Éternel, ton Dieu, suscitera en ta faveur : c’est lui que vous devez écouter ! Absolument comme tu l’as demandé à l’Éternel, ton Dieu, au mont Horeb, le jour de la convocation, quand tu as dit : "Je ne veux plus entendre la voix de l’Éternel, mon Dieu, et ce feu intense, je ne veux plus le voir, de peur d’en mourir ; et le Seigneur me dit alors : "Ils ont bien parlé. Je leur susciterai un prophète du milieu de leurs frères, tel que toi, et je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui ordonnerai. Et alors, celui qui n’obéira pas à mes paroles, qu’il énoncera en mon nom, c’est moi qui lui demanderai compte ! Toutefois, si un prophète avait l’audace d’annoncer en mon nom une chose que je ne lui aurais pas enjoint d’annoncer, ou s’il parlait au nom d’une divinité étrangère, ce prophète doit mourir." Mais, diras-tu en toi-même, comment reconnaîtrons-nous la parole qui n’émane pas de l’Éternel ? Si le prophète annonce de la part de l’Éternel une chose qui ne saurait être, ou qui n’est pas suivie d’effet, cette annonce n’aura pas été dictée par l’Éternel ; c’est avec témérité que le prophète l’a émise, ne crains pas de sévir à son égard.

Les villes de refuge

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"Quand l’Éternel, ton Dieu, aura fait disparaître les peuples dont il te donne le territoire, quand tu les auras dépossédés et que tu seras établi dans leurs villes et dans leurs maisons, tu te réserveras trois villes dans ce pays dont l’Éternel, ton Dieu, t’accorde la possession. Tu devras en faciliter l’accès et diviser en trois parts le territoire du pays que l’Éternel, ton Dieu, te fera échoir ; et cela, pour que tout meurtrier s’y puisse réfugier. Or, voici dans quel cas le meurtrier, en s’y réfugiant, aura la vie sauve : s’il a frappé son prochain sans intention, n’ayant pas été son ennemi antérieurement. Ainsi, il entre avec son compagnon dans la forêt pour abattre du bois ; sa main brandissant la cognée pour couper l’arbre, le fer s’échappe du manche et atteint le compagnon, qui en meurt : l’autre alors pourra fuir dans une de ces villes et sauver sa vie. Autrement, le vengeur du sang pourrait, dans l’effervescence de son cœur, courir sus au meurtrier, l’atteindre si le chemin était long, et lui porter un coup mortel ; et cependant, il ne méritait point la mort, puisqu’il ne haïssait pas l’autre antérieurement. C’est pour cela que je te donne cet ordre : Réserve-toi trois villes. Que si l’Éternel, ton Dieu, élargit ta frontière, comme il l’a juré à tes ancêtres, et te donne la région entière qu’il a déclaré octroyer à tes pères, à condition que tu t’appliques à accomplir toute cette loi que je t’impose en ce jour, d’aimer l’Éternel, ton Dieu, et de marcher constamment dans ses voies, alors tu ajouteras encore trois villes à ces trois-là ; afin que le sang innocent ne soit pas répandu au sein de ce pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage, et qu’une responsabilité sanglante ne pèse point sur toi. Mais si quelqu’un, animé de haine pour son prochain, le guette, se jette sur lui et le frappe de manière à lui donner la mort, puis se réfugie dans une des villes en question, les anciens de sa ville le feront extraire de là et le livreront au vengeur du sang pour qu’il meure. Que ton œil soit sans pitié pour lui ; tu feras disparaître d’Israël le sang innocent, et tu t’en trouveras bien.

Ne déplace point la borne de ton voisin, telle que l’auront posée les devanciers, dans le lot qui te sera échu sur le territoire dont l’Éternel, ton Dieu, t’accorde la possession.

Le témoignage

Un témoignage isolé ne sera pas valable contre une personne, quel que soit le crime ou le délit, quelque faute qui lui soit imputée : c’est par la déposition de deux témoins, ou de trois, qu’un fait sera établi. Si un témoin malveillant se présente contre un individu, pour l’accuser d’un méfait, les deux personnes intéressées dans le débat comparaîtront devant l’Éternel, devant les pontifes et les juges en fonctions à cette époque. Ceux-ci examineront attentivement ; et si ce témoin est un faux témoin, si c’est un mensonge qu’il a articulé contre son frère, vous le traiterez comme il a eu dessein de faire traiter son frère, et tu extirperas le mal du milieu de toi. Les autres l’apprendront et seront intimidés, et l’on n’osera plus commettre une aussi mauvaise action chez toi. Ne laisse donc point s’attendrir ton regard : vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied !

La guerre

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"Quand tu t’avanceras contre tes ennemis pour leur livrer bataille, et que tu verras cavalerie et chariots de guerre, une armée supérieure à la tienne, n’en sois pas effrayé ; car tu as avec toi l’Éternel, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Egypte.

Or, quand vous serez sur le point de combattre, le pontife s’avancera et parlera au peuple. Il leur dira : "Ecoute, Israël ! Vous allez, en ce moment, livrer bataille à vos ennemis ; que votre courage ne mollisse point ; soyez sans crainte, ne vous laissez ni déconcerter ni terrifier par eux. Car c’est l’Éternel, votre Dieu, qui marche avec vous, afin de combattre pour vous contre vos ennemis et de vous procurer la victoire."

Ensuite les préposés parleront au peuple en ces termes : "Si quelqu’un a bâti une maison neuve et n’en a pas encore pris possession, qu’il parte et s’en retourne à sa maison ; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre en prendrait possession. Si quelqu’un a planté une vigne et n’en a pas encore acquis la jouissance, qu’il parte et s’en retourne chez lui ; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre acquerrait cette jouissance. Et si quelqu’un a promis mariage à une femme et ne l’a pas encore épousée, qu’il parte et s’en retourne chez lui ; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre homme l’épouserait."

Les préposés adresseront de nouveau la parole au peuple, et diront : "S’il est un homme qui ait peur et dont le cœur soit lâche, qu’il se retire et retourne chez lui, pour que le cœur de ses frères ne défaille point comme le sien !" Alors, les préposés ayant fini de parler au peuple, on placera des officiers de légions à la tête de l’armée.

Quand tu marcheras sur une ville pour l’attaquer, tu l’inviteras d’abord à la paix. Alors, si elle te répond dans le sens de la paix et t’ouvre ses portes, tout ce qu’elle renferme d’habitants te devront tribut et te serviront. Mais si elle ne compose pas avec toi et veut te faire la guerre, tu assiégeras cette ville. Et l’Éternel, ton Dieu, la livrera en ton pouvoir, et tu feras périr tous ses habitants mâles par le tranchant de l’épée. II n’y aura que les femmes, les enfants, le bétail, et tout ce qui se trouvera dans la ville en fait de butin, que tu pourras capturer ; et tu profiteras de la dépouille de tes ennemis, que l’Éternel, ton Dieu, t’aura livrée. Ainsi procéderas-tu pour toutes les villes situées très loin de chez toi, qui ne font point partie des villes de ces nations ; mais dans les villes de ces peuples que l’Éternel, ton Dieu, te donne comme héritage, tu ne laisseras pas subsister une âme.

Car tu dois les vouer à l’extermination, le Héthéen et l’Amorréen, le Cananéen et le Phérézéen, le Hévéen et le Jébuséen, comme te l’a commandé l’Éternel, ton Dieu, afin qu’ils ne vous apprennent pas à imiter toutes les abominations commises par eux en l’honneur de leurs dieux, et à devenir coupables envers l’Éternel, votre Dieu.

Si tu es arrêté longtemps au siège d’une ville que tu attaques pour t’en rendre maître, tu ne dois cependant pas en détruire les arbres en portant sur eux la cognée : ce sont eux qui te nourrissent, tu ne dois pas les abattre. Oui, l’arbre du champ c’est l’homme même, tu l’épargneras dans les travaux du siège. Seulement, l’arbre que tu sauras n’être pas un arbre fruitier, celui-là tu peux le sacrifier et l’abattre, pour l’employer à des travaux de siège contre la ville qui est en guerre avec toi, jusqu’à ce qu’elle succombe.

Le cadavre trouvé

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"Si l’on trouve, dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en possession, un cadavre gisant en plein champ, et que l’auteur du meurtre soit resté inconnu, tes anciens et tes juges s’y transporteront, et mesureront la distance jusqu’aux villes situées autour du cadavre. La ville la plus rapprochée du cadavre étant déterminée, les anciens de cette ville prendront une jeune vache qu’on n’aura pas encore employée au travail, qui n’aura porté aucun joug. Ces anciens feront descendre la génisse dans un bas-fond sauvage, où on ne laboure ni ne sème, et là, dans ce bas-fond, ils briseront la nuque à la génisse. Puis s’avanceront les pontifes, descendants de Lévi ; car ce sont eux que l’Éternel, ton Dieu, a désignés pour le servir, pour prononcer les bénédictions en son nom, et c’est par eux qu’est jugé tout débat, tout dommage.

Et tous les anciens de la ville en question, comme voisins du cadavre, se laveront les mains sur la génisse dont on a brisé la nuque dans le bas-fond. Et ils diront tour à tour : "Nos mains n’ont point répandu ce sang-là, et nos yeux ne l’ont point vu répandre. Pardonne à ton peuple Israël, que tu as racheté, Seigneur ! Et n’impute pas le sang innocent à ton peuple Israël !" Et ce sang leur sera pardonné. Toi, cependant, tu dois faire disparaître du milieu de toi le sang innocent, si tu veux faire ce qui est juste aux yeux de l’Éternel.

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