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Vos conversions sont elles reconnues par le consistoire ? ou en Israël (...)
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Auteur : Yeshaya Dalsace

Webmaster de ce site, Rabbin à Paris de la communauté DorVador, Paris 20e. Contact yeshaya@massorti.com


La réponse à la question posée se trouve déjà en parti dans l’article « La conversion au judaïsme » (voir mot clef, conversion). Mais pour être plus précis voici une plus longue réponse :

Le consistoire   n’a pas d’argument solide pour définir les conversions Massorti   comme non valables.

Il sait très bien que le Beit Din est composé de trois rabbins  , que l’enseignement est sérieux (kabalat ol misvot) et que le Mikvé   est kasher  . Il est donc d’après la Halakha   censé reconnaître nos conversions, selon le principe qu’un Beit Din ne doit pas invalider l’acte d’un autre Beit Din.

Cependant, pour des raisons politiques liées au rejet actuel de tous les mouvements modernes par l’orthodoxie   stricte, il ne le veut pas et peut-être aussi, ne le peut pas (il reste très lié à la politique de l’orthodoxie   israélienne et soumis à celle-ci).

De plus le consistoire   défend le principe de monopole centralisateur pour le judaïsme de France, principe par ailleurs étranger à l’histoire et la nature du judaïsme et à laquelle le mouvement Massorti   est opposé, défendant au contraire une vision pluraliste du judaïsme voyant comme légitimes les sensibilités différentes au sein du Judaïsme contemporain.

Il plane donc une grande ambiguïté sur cette question. Il n’est pas si rare, en effet, que des rabbins   consistoriaux « ouverts » reconnaissent en privé nos conversions (mais ne peuvent le faire officiellement).

Comme la question est surtout politique, la position officielle du consistoire   est susceptible de changer à tout moment.

La situation est la même avec le rabbinat orthodoxe   en Israël. Mais, vis-à-vis de l’État d’Israël, nos conversions sont reconnues. On voit ici toute l’ambiguïté du rapport de l’État d’Israël à la question religieuse.

Il faut savoir que l’orthodoxie   actuelle est déchirée sur la question de la conversion au Judaïsme. Des tribunaux rabbiniques orthodoxes   invalident d’autres tribunaux orthodoxes   (voir le scandale de l’annulation de conversions en Israël). Au sein même du consistoire   actuel, on ne reconnait pas toujours les conversions consistoriales passées !

Au printemps 2010, l’ancien Grand Rabbin   d’Israël et Possek important Ovadia Yossef   a reconnu la conversion Massorti  .

Tout cela demeure donc très politique.

La question de la reconnaissance est-elle la bonne question ?

Dans le fond, vu la situation des conversions au sein du consistoire   aujourd’hui, la question de la reconnaissance, tout en gardant son importance, peut passer au second plan.

En effet, dans le système des conversions consistoriales les candidats à la conversion sont souvent maltraités psychologiquement, c’est à dire obligés d’attendre des années (parfois jusqu’à 10 ans !), contraints à mentir aux rabbins   sur leur situation affective réelle, ou à jouer une véritable comédie hypocrite pour ce faire bien voir et que leur dossier avance.

Plus grave encore, ils ont souvent à subir un enseignement trop formaliste du judaïsme où l’accent est mis sur des contraintes secondaires plus que sur l’essentiel. Cela part peut-être d’un noble sentiment : faire du candidat un juif orthodoxe   accompli. Cela part peut-être d’un noble sentiment : faire du candidat un juif orthodoxe   accompli. Mais correspond en général assez peu à la réalité sociologique de la communauté et de la famille juive dans laquelle le candidat est le plus souvent intégré. (Cela concerne des critères vestimentaires, une kashrout   ultra stricte, une conduite sexuelle ascétique…)

Du coup, la plupart des candidats, pourtant sincères et motivés, n’aboutiront jamais à leur conversion et arrêteront en gardant une blessure psychologique et une opinion négative du judaïsme qu’ils ont rencontré.

Ceux qui y arriveront, après un véritable parcours du combattant, en sortiront parfois paradoxalement dégoûtés du judaïsme qu’ils cessent très souvent de pratiquer convenablement une fois la conversion consistoriale obtenu (la fameuse reconnaissance !).

Seule une petite poignée qui correspond de fait à la vision très orthodoxe   qui règne actuellement au consistoire   vivra la conversion au judaïsme comme un succès et un aboutissement personnel.

C’est pourquoi, après avoir discuté avec de nombreuses personnes et constaté les dégâts que cause trop souvent la procédure consistoriale actuelle. Il nous semble que la question de la reconnaissance passe au second plan.

Ce qui compte avant tout, c’est qu’au niveau spirituel et psychologique, ainsi qu’au niveau de la Halakha  , la conversion soit bien faite.

Nous sommes convaincues que les conversions Massorti  , de ce point de vue, sont en général, « de meilleure qualité » que celles faites au sein du consistoire   dans la situation actuelle.

La reconnaissance est-elle si importante ?

En ce qui concerne les questions pratiques : mariage, circoncision des enfants, enterrement, etc. il existe suffisamment de réseaux et de cadres non consistoriaux en France aujourd’hui pour que les familles concernées par une conversion Massorti   trouvent des solutions.

De plus, certains rabbins   orthodoxes   accepteront en privé ces conversions et aideront.

Cela ne veut pas dire que la reconnaissance soit un problème négligeable, mais il ne faut pas que ce problème bloque la démarche d’un candidat sincère.

Dans les faits, très souvent, un dramatique manque de choix :

Le drame véritable est que le candidat à la conversion en France aujourd’hui se retrouve face à un choix par défaut et non face à une solution pleine et entière.

À lui de choisir la solution la moins mauvaise dans un monde juif qu’il métrise mal. Cela dépendra de beaucoup de facteurs (lieu d’habitation, état d’esprit du rabbin   consistorial local, proximité d’une communauté non consistoriale, etc.).

Notre but, en tant que rabbins   massorti  , est avant tout d’aider les candidats à la conversion à trouver la meilleure solution pour eux. Si le consistoire   est susceptible de les accueillir, nous les y poussons. Mais nous savons que c’est rarement le cas.

Nous sommes en tout cas convaincus qu’il faut réfléchir sur le problème en prenant en compte le maximum de facteurs et non la seule question, somme toute politique, de la reconnaissance par telle ou telle institution. Surtout quand aucune politique claire et justifiée n’est adoptée.

Le vrai problème : la non conversion.

Statistiquement, cela est montré par les dernières études sociologiques sur le judaïsme de France, l’immense majorité des candidats potentiels à la conversion au judaïsme non seulement ne se convertissent jamais, mais surtout, ils n’entament même pas de démarche de conversion.

Cela représente un problème pour deux raisons :

La première : cela prouve la difficulté du judaïsme actuel d’accueillir les convertis, ce qui est contraire à l’esprit profond du judaïsme.

La deuxième, beaucoup plus grave : cela contribue grandement à l’assimilation.

En effet, la plus grande part des candidats sont en fait des conjoints non juifs qui ont des enfants avec un juif. La plupart de ces familles désireuses de demeurer dans le judaïsme pratiquent en fait un judaïsme familial (fêtes, repas du shabbat, cashrout, etc.) mais se détachent de toute vie communautaire institutionnelle d’où elles se sentent rejetées.

Ces familles pratiquent donc un judaïsme « en roue libre » sans rabbins   et sans communauté. Hélas, le résultat est catastrophique à la deuxième génération qui s’assimilera totalement.

De plus ces familles seront un jour confrontées à de graves dilemmes ; au moment d’un enterrement, par exemple, lorsque le conjoint non juif ou les enfants non convertis ne seront pas enterrés dans le carré juif ou enterrés sans cérémonie juive dans le carré non juif... Mieux vaut avoir donc réglé la situation avant que des drames n’arrivent.

Nous considérons, au sein du mouvement Massorti  , qu’il faut tout faire pour aider ceux qui le désirent à rester dans le judaïsme et à donner une bonne éducation juive à leurs enfants. La tâche, sachant qu’il y a aujourd’hui 50 % d’unions mixtes en France, est immense.

Face à un tel problème, dont dépend, en partie, l’avenir de la communauté juive de France, la question des états d’âme de l’institution consistoriale, de sa reconnaissance ou non de telle ou telle conversion, importe peu.

Si un important travail d’éducation et de rapprochement « keruv » des familles qui désirent rester dans le judaïsme n’est pas fait immédiatement, dans 20 ou 30 ans, il sera trop tard et le judaïsme de France sera une peau de chagrin (ce qu’il est en fait déjà).

En Israël :

L’État d’Israël a toujours reconnu nos conversions et ne peut pas ne pas le faire.

Le judaïsme israélien devient de plus en plus pluraliste et le rabbinat orthodoxe  , honni par des pans entiers de la société n’est pas du tout assuré de garder son monopole de jure à long terme, de facto, ce monopole existe de moins en moins (actuellement 25 % des mariages juifs en Israël sont faits en dehors du Grand rabbinat !).

L’État d’Israël sait très bien que se laisser noyauter par l’orthodoxie   le mènerait à la catastrophe dans plusieurs domaines. Il n’y a donc pas à avoir de grandes inquiétudes là-dessus pour l’avenir.

En conclusion :

Chaque candidat à la conversion doit choisir l’institution qui lui convient le mieux, en toute connaissance de cause. Chaque institution est respectable pour elle-même.

Le papier obtenu n’est pas le plus important mais la sincérité et la profondeur de la démarche, l’épanouissement spirituel et identitaire que cette démarche apporte et le sérieux du rabbin   qui aide à l’effectuer.

Il faut regarder le problème à long terme et ne pas se laisser aveugler par l’arbre qui cache la forêt surtout quand celui-ci n’existe que pour de basses considérations politiques et est susceptible de changement à tout moment.

L’essentiel est que le candidat sincère trouve une solution, au sein du consistoire  , d’autres courants de l’orthodoxie  , du mouvement Massorti  , des libéraux, selon son affinité profonde et ses possibilités géographiques.

Yeshaya Dalsace

29 Messages de forum

  • Bonjour,

    Je m’appelle Thomas, j’ai 21 ans, je suis étudiant en biologie et je souhaite me convertir au Judaïsme.
    Pour ma part, je pense que du point de vue de l’identité, la conversion consistoriale assure cette reconnaissance. Etant plus porté sur le Judaïsme Massorti par rapport à sa vision progressiste, je pense toutefois demander ma conversion au consistoire central pour avoir une reconnaissance identitaire officielle, pour ensuite "migrer" (post-conversion) vers un courant plus souple et plus moderne du Judaïsme, me permettant ainsi de conserver cette identité reconnue.
    Amitiés aux communautés Massorti

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  • demande de conversion 15 août 2007 13:02, par salwa

    bonjour,
    j’ai depuis quelque temps un attachement très fort à l’égard du judaisme. Beaucoup m’ont posé les difficultés par rapport au fait que j’étais de confessions musulmanes, je sais les conséquences que cela pourrai avoir, néanmoins,j’ai pris le temps de réfléchir et je désire profondément embrasser la religion juive.

    je suis résidente à Nice, une amie de confession juive m’a parlé du mouvement massorti, je ne sais pas s’il en existe sur la région, si vous pouviez me guider

    en attente d’une réponse
    cordialement
    salwa

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    • Réponse à Salwa 19 août 2007 20:57, par Yeshaya Dalsace

      Le fait d’être d’origine musulmane n’empêche nullement la conversion au judaïsme. Par contre cela peut rendre selon le contexte familial les choses difficiles. Il faut bien réfléchir.
      Sur les grands principes le judaïsme et l’islam sont très proches.

      Il existe une très sympathique communauté Massorti à Nice dont le site est le suivant http://www.massorti-nice.com
      Allez la voir...

      Le webmaster

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  • Née de mère juive complètement assimilée et d’un père goy, j’ai dû "passer" par une conversion consistoriale pour être reconnue comme telle.
    Cela a été un véritable parcours du combattant : j’ai divorcé (mon choix), j’ai dû abandonner mes enfants que je ne pouvais emmener en conversion (le choix et le droit (français) du mari, j’ai dû couper les liens avec ma famille qui n’a jamais compris à quel point ce choix de vie était vital pour moi.
    Cela aurait suffit...mais non, j’ai été humiliée par la communauté ultra-orthodoxe que je fréquentais et dans laquelle j’enseignais le ’hol à la yechivah quetanah mais qui me deniait tout droit de m’ inscrire à la communauté sous pretexte que ma conversion était consistoriale (pas assez cacher pour eux)
    J’ai dû montrer patte blanche pendant des années avant d’être admise à la conversion...je vous passe tous les autres traumatismes psychologiques que j’ai subis...
    Mais j’ai tenu bon...je suis toujours là fidèle à mon judaïsme toujours juive à part entière...
    Si j’apporte ce témoignage sans porter de jugement de valeur, c’est bien pour dire que si le judaïsme est la voie de la personne qui veut se convertir...qu’elle s’arme de courage...c’est D... qui est au bout de la route et Il vaut bien ce combat...
    J’ai souvent serré les dents me disant "gam zou le tova" et D... m’a entendue...récompense suprême : ma fille ABIGAYL a pris le même chemin...la transmission s’est faite

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    • Réponse à Dorah 11 septembre 2007 18:29, par Webmaster

      Merci pour votre témoignage.

      Il est vrai hélas, que dans certains milieux la conversion au judaïsme est accompagnée de souffrance et d’humiliation, (mais attention aux généralisations fausses). Cela est scandaleux et contraire à l’esprit de la Tora qui demande explicitement le plus grand respect pour l’étranger.

      Une conversion auprès du mouvement Massorti ne se serait jamais passé comme cela et n’aurait jamais engendré une telle amertume.

      Bonne chance pour la suite de votre chemin.

      Yeshaya Dalsace

      Webmaster

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  • Shalom,

    Je m’appelle Eliora depuis 5 mois. Au cours de mon séjour d’un an en Israël en 2006, j’ai décidé de me convertir. J’ai été repoussée à plusieurs reprises au cours de ma jeune vie par le mouvement orthodoxe en Israël et en France et j’ai ensuite été naturellement dirigée vers la Yeshiva Massorti de Jérusalem par des amis Juifs massortis Américains et Canadiens. Dès mon retour à Paris, le Rabbin Rivon krygier s’est occupé de moi, comme un père. Il a respecté mon cheminement personnel. En 5 mois j’ai été conduite au Beith Din Massorti à Londres.
    Pour moi le Judaïsme Massorti refléte au mieux ma vision du judaïsme. J’aime pouvoir avoir une Alya à la Torah, être comptée dans un minyan, apprendre le Talmud, débattre des lois, questionner, comprendre et observer la Halacha. Porter le Sefer Torah à Simcha Torah, diriger les prières....Sans le mouvement massorti je ne me serai jamais convertie (cela m’a pris 24 ans pour savoir que ce mouvement existait d’ailleurs). A présent je suis Juive, heureuse, comblée et remercie D.d’avoir éclairé l’Homme pour faire en sorte que nous puissions être Juifs, humanistes, égalitaires ; respectueux des autres et de notre Torah.
    Beshalom.

    Répondre à ce message

  • je suis heureuse d’enfin,savoir que vous ne vous endormez pas, ouf. Non seulement se qui n’on rien avoir avec le judaisme, éprouvent des dificultés, alors même que nous autres, qu’avons des origines, nous n’arrivons a rien avec les communautés ici en France. En plus du fait d’être des totales étragers pour eux, j’ai put remarqué que le fait d’être un peut plus brozé que certains d’entre les sepharadim, le racisme fait ravages dans les synagogues, j’en suis meurtrie. Hélas, ce petit jeux sadique, fait partit integrante de leurs petit jeux pervers, qui nous blessent, nous rabessent, comme si nous étions des pestifrer coupables des convertions de ancetres, les pauvres si morts ! J’ai moi aussi, laissé tomber, pas par manque d’amour, jamais ! juste parce que, "les vrais juifs" nous meprisent.

    Voir en ligne : votre conversion est elle reconu par...

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    • Porte ouverte à ceux qui cherchent 15 janvier 2008 09:12, par Webmaster de Massorti.com

      Au sein du mouvement Massorti nous faisons tout notre possible pour aider les gens qui ont besoin de réguler leur situation vis-à-vis du Judaïsme. Nous exigeons d’eux sérieux et implication sincère.

      Toute marque de rejet, exclusion ou humiliation est tout simplement inconcevable dans nos communautés.

      Si vous avez été mal reçue dans une synagogue quelconque, vous devez tout simplement en chercher une autre plus sympathique et ouverte. Ne pas désespérer…

      Rabbin Dalsace

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      • en Bretagne 27 octobre 2009 18:43, par Maya

        Bonjour et merci pour la qualité de votre site.

        Il y a t’il une communauté juive Massori en Bretagne ?
        Si non , comment entreprendre une conversion ?

        Bien cordialement

        Maya

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        • en Bretagne 28 octobre 2009 16:40, par Jean

          Bonjour maya

          je suis désolé mais je ne sais pas comment on peut rejoindre une communauté massori en Bretagne !
          alors si vous oushitez vous convertir cela va être difficile.

          Jean

          Répondre à ce message

          • en Bretagne 28 octobre 2009 18:31

            Jean, il n’y a pas de communauté massorti mais deux synagogues au moins (Rennes et Nantes) et peut-être quelques petites autres communautés "classiques" ici ou là. Rien n’empêche donc Maya de commencer à suivre des cours dans ces communautés-là, quitte parallèlement à prendre contact avec le rabbin massorti le plus proche (en l’occurrence Paris). Je ne pense pas que la différence d’obédience doive être un frein à la volonté de conversion ; au contraire, il est souvent enrichissant d’être en contact avec plusieurs sensibilités, et cela permet de mieux se positionner.

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            • en Bretagne 30 octobre 2009 14:00, par maya

              Bonjour

              Merci pour votre message.

              Pour des petites communautés, c’est vraiment difficile de trouver des informations, pourtant j’aimerai tellement entrer en contact direct avec des familles dans le Morbihan.
              En effet je suis moi même maman de 5 enfants.

              J’ai trouvé un Rabbin à Lorient
              9 rue de la Patrie 56100 Lorient France
              Offices du Chabbat : Vendredi soir et fêtes
              Président : Robert Touboul
              Secrétaire : Albert Sobolevicius
              Rabbin : Ministre officiant M. Bensoussan

              Je vais donc l’appeler.
              Merci pour vos réponses,
              Maya

              Répondre à ce message

              • en Bretagne 3 novembre 2009 00:37

                Maya, bonne chance dans votre parcours et puisse votre grande famille contribuer à l’essor du judaïsme breton.

                Définition de l’humour juif par Max Jacob, Juif breton - ou Breton juif :
                "C’est une étincelle qui voile les émotions, qui répond sans répondre, ne blesse pas et amuse".

                Et une phrase qu’on attribue à De Gaulle, véridique ou bien inventée...par des Juifs bretons peut-être ? ;-)
                "Sans les Juifs et les Bretons, il n’y aurait pas eu de Résistance française".

                Quelqu’un dont le grand-père était de Carhaix (29) et le breton sa langue maternelle

                Répondre à ce message

                • en Bretagne 3 novembre 2009 11:58, par maya

                  Bonjour

                  Oui bretonne (assez fière de l’être et pourtant par adoption depuis 20 ans)
                  Cet élan vers la conversion est indescriptible. Je n’y peux rien.
                  Pourtant j’ai été élevée tout ce qu’il y a de plus catholique non pratiquant, je suis ouverte, calme, équilibrée..maman&épouse comblée, femme active également et assez surprise de cet élan qui me pousse vers le judaïsme...et je ne connais je crois aucun juif !! c’est le comble :-(

                  Depuis plusieurs mois je lis, j’essaye de comprendre, j’apprends l’hébreu .
                  J’ai freiné cette demande de rencontrer un rabbin de peur de ne pouvoir faire marche arrière ou bien que cela soit une lubie de ma part.
                  J’ai attendu.

                  Mais l’élan est là, je n’y peux rien ! IL est temps pour moi.
                  Je sais que cela va être compliqué car mon conjoint est non pratiquant, mes enfants aussi. Je n’ai pas vraiment de communauté juive autour de moi (il faut que j’aille à Lorient rencontrer le rabbin) mais je me laisse porter par les évènements.

                  C’est curieux car mystérieux et je n’ai pas l’habitude de ne pas gérer à l’avance ce qui va se passer (organisation de mère au foyer !)
                  C’est peut être cela l’appel de la foi, je n’en sais rien.

                  Maya

                  Répondre à ce message

    • Racisme 27 octobre 2009 22:06

      Le racisme est en voie de progression dans la société française et les Juifs ne sont pas épargnés, tant comme victimes que, hélàs parfois, comme auteurs...

      Ce racisme s’exprime vers l’extérieur (recrudescence indéniable du racisme anti-arabo-musulman dans la communauté) mais aussi à l’intérieur : le bon vieux clivage ashkénaze-séfarade est maintenant dépassé par le racisme à l’égard de nos coreligionnaires noirs (voir certains témoignages édifiants sur le site de la Fraternité judéo-noire) et à l’égard du converti, qui est particulièrement exposé puisque non seulement il est étranger, mais il est aussi juif !!

      L’institution porte une lourde part de responsabilité : les rabbins n’expliquent pas suffisamment à leurs fidèles les lois relatives à l’amour de l’étranger et tolèrent, voire participent eux-mêmes d’attitudes discriminatoires.

      J’espère ne choquer personne mais il me semble que ces attitudes sont plus répandues chez les Séfarades que chez les Ashkénazes. Par exemple je crois que je n’ai jamais entendu une seule fois un Ashkénaze me demander (ou demander à quelqu’un d’autre) si ma mère était juive. Un jour je suis allé étudier dans une yeshiva ashkénaze, le rabbin - très orthodoxe - m’a simplement demandé si j’étais juif, mais pas si ma mère était juive. Alors que chez les Séfarades, y compris des rabbins, cette question est monnaie courante, posée de façon quasiment automatique - en contradiction flagrante avec la Halakha.

      Cette obsession du ventre, cette fixation sur la filiation biologique, sur les origines généalogiques est néfaste pour ne pas dire nauséabonde...

      Je pense malheureusement qu’il faudra encore longtemps avant que les convertis soient reconnus comme pleinement juifs par la majorité des fidèles.

      Le mouvement massorti est à la pointe de ce combat, contrairement à l’orthodoxie (qui se permet même parfois de rejeter les individus qu’elle a elle-même convertis...).

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      • Racisme 28 octobre 2009 10:26

        Et hop tout le monde dans le meme sac...
        prends pas ton cas pour une generalite !
        vraiement n’importe quoi...

        On ne sait plus quoi faire pour culpabiliser le consistoire !

        Allons... un peu de serieux un peu de recule...

        Répondre à ce message

        • Racisme 28 octobre 2009 12:20

          Les témoignages, que ce soit sur ce site (par exemple Dora, Eliora, Adilhaze sur ce même fil) ou sur d’autres y compris orthodoxes, abondent pour montrer que malheureusement, ce que j’ai décrit ne sont pas des exceptions.

          Malheureusement, ces cas sont légion. Désolé si ça vous dérange...

          Bien sûr qu’au Consistoire il y a des gens corrects, bien sûr qu’au sein du mouvement massorti on pourra aussi trouver des gens racistes ou qui n’aiment pas les convertis. Mais il y a certaines tendances générales qui s’expriment.

          Je ne mets pas tout le monde dans le même sac, je constate certaines choses, c’est tout...

          Répondre à ce message

  • QUELLES CONSEQUENCES ’PRATIQUES’ D’UNE CONVERSION MASSORTI ?

    Shalom à tous,

    Si une conversion Massorti permet, par exemple, de bénéficier de la Loi du Retour et, donc, d’acquérir la nationalité israélienne et de construire tout ou partie de sa vie en Eretz - légitime, sinon irrésistible, pour toute personne juive, par delà les courants et les conflits d’institution -, on a vu qu’en revanche elle ne permet pas au Ger de s’y marier religieusement.
    Qu’en est-il des obsèques et de l’inhumation ? Faut-il se résoudre à être inhumé dans un cimetière israélien destiné aux Non-Juifs ou - suprême ironie ! - ’descendre’ d’Eretz pour reposer en ’Houtz la-Aretz ?
    Merci pour votre réponse et bravo pour la qualité du site.

    Répondre à ce message

  • C’est bien facile de résumer la problématique des conversions massorti pas reconnues par le consistoire que pour des raisons politiques...

    dans la théorie votre mouvement est très intéressant, ainsi qu’un certain nombre de réflexions et débats que vous soulevez, mais dans la pratique qu’est-ce que ce passe dans le synagogues massortis ?
    99% des fidèles ne respectent même pas un minimun chabbat... ne mangent pas cachère, même ceux qui oficient en tant que hazan ou celui que lit la Torah viennent en voiture...

    ... c’est bien dommage, mais ça ne sert a rien les beaux discours, le niveaux intellectuel... sans pratique.

    alors comment faire des conversions cachères dans une communauté où le candidat n’a pas d’exemples vivants de personnes respectant les principes sur lesquels il s’engagera ??

    et pour ce qui es tu mikvé, vous le dites "cachère", que veut dire cela pour les massorti ?
    ne pensez vous pas qu’il est nécessaire une balanite ou outre personne juive pour vérifier si la tévila est ok ?
    (je connais des personnes qui ont effectué le processus chez vous, et j’ai été choqué d’apprendre que personne n’a surveillé leur trempage...)

    donc pour vous le trempage n’est qu’une formalité ?? les femmes juives les plus observantes, qui vont au mikvé tous les mois ont besoin d’une balanite, alors comment un converti qui y va pour la première fois peut tout gérer tout seul ?

    ... et s’il s’avère pour la suite que en étudiant les règles de la tevila, le "converti" massorti apprend qu’il n’a pas fait ce qu’il fallait ? ça conversion est annulée ??

    C’est bien dommage, car cette manque de rigueur vous éloigne du reste de la communauté juive française, donnent l’illusion a certains qu’ils ont effectué un processus de conversion cachère, et trop de juifs se complaisent dans une attitude trop laxiste...

    ... dommage, car avec un peu plus de rigueur vous pourriez beaucoup apporter à l’ensemble de la communauté.

    bien a vous.

    Répondre à ce message

    • Je pense que la perspective du mouvement massorti dépasse le poids d’un cheveux à la surface du mikve. Il est vrai que la pratique juive se vit avec une grande appétence pour le détail, rituel ou autre. Cela étant, je viens de lire cette interprétation du verset 3 du chapitre 4 de la parasha Noah "ses jours seront de cent vingt ans" : "c’est alors que Dieu décida, après l’échec de la voie sublime qui mène à la perfection par l’idéal de sainteté, de refaire l’éducation de l’humanité par "la voie d’en bas". C’est elle qui comporte les multiples lois et commandements, destinés à conduire l’homme jusqu’à la perfection morale.

      Dans cette assertion d’Elie Munk, on voit que la halakha est une propédeutique, le seul moyen concret pour l’homme de devenir parfaitement homme, puisque la voie sublime (quelle est elle , ça reste à définir) a été un échec. Personnellement je pense que le christianisme croit que la "voie sublime" peut marcher, c’est à dire on demande à l’homme d’aimer son prochain, et il y arrive, sans autre forme de procès. Or en fait, ça ne marche pas : l’homme a besoin d’une discipline, et même d’une discipline assez précise pour l’encadrer fortement.

      Mais de là à dire comme vous le sous entendez que le vrai Juif, le Juif respectable, c’est celui qui ne commet jamais la moindre transgression, même la plus infime, même la plus involontaire, il y a un pas. Il me semble même que c’est sur ce point que l’orthodoxie et le mouvement massorti s’affrontent. Il ne faut pas entrer dans une idolatrie des mitsvot. La mitsvah n’est pas tout. C’est une propédeutique, un moyen simple (enfin, concret) que D. nous donne de nous réaliser en tant que Juifs. Mais la perfection n’est pas dans le chemin (la halakha), mais dans le but vers lequel ce chemin doit tendre, et qui est de rapprocher l’homme réel du projet voulu par D., c’est à dire d’un homme qui choisisse, librement, le bien. En d’autres termes, la perfection (à venir...) est morale, et pas rituelle.

      Bien cordialement

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    • Mise au point pour Elie 19 novembre 2010 12:47, par Yeshaya Dalsace Webmaster

      Cher Elie,

      Je ne sais pas très sur quoi vous vous basez pour affirmer ce que vous dites, mais cela ne correspond pas vraiment à ce que je connais.

      1) La pratique religieuse :

      Dans notre programme de conversion, la pratique de la halakha est clairement enseignée. Le converti s’engage solennellement dans l’acceptation du principe que le judaïsme se conforme à la halakha et qu’en tant que juif il doit tout faire pour la respecter de son mieux. Vous affirmez que 99 % de notre public n’est absolument pas pratiquant. Je ne sais sur quoi vous basez cette affirmation. Tout d’abord il n’existe pas de statistiques claires à ma connaissance sur le degré de pratiques de nos membres.

      Je peux vous dire par observation du terrain que le pourcentage des gens engagés dans une pratique sérieuse du judaïsme représente beaucoup plus que 1%. Je ne peux pas savoir exactement le degré de pratique de la kashrout alimentaire des gens, mais la plupart de ceux que je connais font l’effort de manger kasher.

      Bien évidemment, une partie de notre public est très peu pratiquante, mais je pense que cela est vrai également de la plupart des synagogues. Nous mettons un point d’honneur à recevoir agréablement ce public mais ce public non pratiquant n’est jamais présenté comme un modèle au futur converti. La norme juive qui lui est présentée et celle de la pratique dans un esprit d’ouverture à l’autre.

      Tout rabbin souhaiterait avoir une communauté plus engagée dans la pratique et dans l’étude… on peut toujours rêver. Ce n’est pourtant pas une raison pour pénaliser une personne en processus de conversion ou lui offrir l’unique alternative de s’enfermer dans un ghetto pratiquant qui ne lui correspond pas forcément. Le problème est beaucoup plus complexe.

      Nous insistons toujours beaucoup sur la fréquentation communautaire auprès de nos candidats à la conversion et englobons dans cela toutes les parties de la communauté juive. Nous poussons les gens à fréquenter des synagogues de tous les courants et à se rapprocher de cercles pratiquants. Nous n’avons jamais prôné la fréquentation exclusive de communautés massorti. Il arrive parfois que certains de nos membres, y compris des convertis, choisissent de fréquenter d’autres synagogues et même de rentrer dans des cercles très pratiquants. Cela ne nous dérange nullement et nous comprenons parfaitement que le converti en question préfère passer par une phase plus rigoriste, quitte à refaire un giour leh’oumra. Cela ne nous dérange en rien.

      Aucun candidat à la conversion chez nous ne peut affirmer sérieusement qu’il ne sait pas que le judaïsme fonctionne par un système de Mitsvot qu’il est censé respecter. Il sait aussi très bien que la plupart des juifs ne respectent pas très strictement ce système. En général il a fréquenté plusieurs synagogues et connaît des gens très pratiquants. Il a donc des exemples sous les yeux et tout à fait les moyens de pratiquer plus et de faire ses choix.

      2) Sur la question du Mikvé : toute immersion est faite sous surveillance (par une femme pour les femmes), je l’ai toujours vu pratiquer, et je ne sais à quel cas vous faites référence, mais s’il existe, il reste une exception et relève d’une erreur. Je tiens à vous dire que je suis tout aussi choqué que vous si cet exemple que vous rapportez est vrai. L’immersion est toujours dans un Mikvé strictement kasher, faite au minimum trois fois successives. Je ne vois donc aucune raison d’affirmer comme vous le faites que l’immersion n’est pas valable. Non seulement toutes les conditions techniques sont réunies, mais l’intention, la kavana, est très clairement marquée…

      Pour rester dans votre exemple, quand bien même l’immersion aurait été, par erreur, mal surveillée, les principes de cette immersion ont été clairement expliqués au candidat qui sait pertinemment ce qu’il doit faire. Il y a donc une h’azaka, un a priori, que cette immersion est valable de toute façon.

      S’il s’avérait qu’une immersion a été mal faite, il faudrait tout simplement en faire une nouvelle, leh’oumra… (ce n’est pas la mer à boire, sans faire de mauvais jeu de mots).

      3) On peut être critique contre le mouvement massorti sur certains points et il y a certainement des choses à améliorer. Nous n’avons jamais eu la prétention de la perfection. Mais je suis convaincu que dans l’ensemble notre politique de conversion est de bonne qualité, ouverte, sérieuse et fait surtout confiance aux candidats pour continuer un chemin actif dans le judaïsme. Nous considérons qu’il ne faut pas trop « paternaliser » les gens et que s’ils ont fait tout ce chemin et tous ces efforts, c’est qu’ils savent où ils veulent aller.

      4) La question de savoir si celui qui lit la thora ou dirige l’office est Shomer shabbat ou non. Il est vrai que nous considérons comme positif que toute personne participe activement, même si cette personne est venue en voiture. Mais c’est là une autre question, celle de savoir comment une synagogue doit réagir vis-à-vis des gens qui viennent en voiture ou sont peu pratiquants. Il existe une vaste littérature halakhique à ce sujet. Nous considérons que cela ne remet pas en cause la valeur de la lecture ni celle de la prière et cela n’a pas de toute façon de rapport immédiat avec la conversion.

      Celui qui lit la thora ou dirige la prière, n’est pas montré en exemple pour sa pratique du shabbat ou autre, mais pour la qualité ou pas de ses lectures. Les gens ne font pas cette confusion. Vous faites ici un mauvais procès un peu trop facile. Notre principe est la tolérance et le respect des individus, pas la confusion des genres et les gens comprennent très bien la distinction.

      5) Vous affirmez que notre manque de rigueur nous éloigne du reste de la communauté juive française. Je crois qu’il y a ici une erreur grossière de perspective. La communauté juive française étouffe aujourd’hui sous le rigorisme et la bigoterie.

      La communauté juive française réelle n’est absolument pas celle des cercles rigoristes à la mode et en vue actuellement. Attention à l’arbre qui cache la forêt. La communauté juive française c’est 500 000 juifs dont 400 000 ne fréquentent jamais les synagogues quelles qu’elles soient.

      Je suis personnellement convaincu que la voie empruntée depuis une trentaine d’années par la communauté consistoriale coupe le consistoire de la réalité de la communauté juive. Le véritable défi pour le judaïsme à l’avenir n’est pas le plus ou moins de rigorisme de nos communautés, qu’elles soient consistoriales ou massorti, vu de l’extérieur c’est à peu près pareil…

      Notre défi ce sont ces 400 000 juifs. Notre défi, ce sont tous les gens qui ont été rejetées, humiliés, tous ceux qui considèrent la communauté juive comme inintéressante, étriquée et étouffante, tous ceux qui cherchent ailleurs de la spiritualité…

      Parvenir à convaincre ces gens-là qu’un autre judaïsme communautaire leur est offert et qu’ils peuvent y trouver des réponses, y compris pour les questions de conversion, me semble beaucoup plus important que de rentrer dans la course au rigorisme pour mériter les bons points du « grand rabbinat » qui de toute façon ignore superbement et censure systématiquement tout ce qui se trouve sur sa gauche.

      6) Il faudrait enfin parler de la politique de conversion du consistoire, et là il y aurait beaucoup à dire est pas mal de véritables scandales à soulever. Je ne veux pas rentrer dans ce débat ici et je laisse au consistoire le soin de laver son propre linge sale. Mais quand on entend toutes les anecdotes qui nous viennent à l’oreille, ce que des gens de bonne foi ont pu subir ou ont dû accepter comme humiliations et comme hypocrisies, il y a parfois de quoi frémir et surtout avoir honte de ce à quoi peut parfois arriver le judaïsme.

      Vous remarquerez ici que le mouvement massorti vous offre une tribune et un forum où vous pouvez le critiquer ouvertement et que nous sommes ouverts à tout débat. Sur quel forum irez-vous débattre de la politique de conversion du consistoire ? Je crois que c’est un point essentiel qui montre en effet une conception assez différente du judaïsme.

      7) Sur le fond enfin, je mets au défi un rabbin un peu sérieux et honnête de venir démontrer par de sérieux arguments que nos conversions ne sont pas valables d’après les vues des décisionnaires ouverts sur la question (Le Rav Ouziel et bien d’autres, tous orthodoxes).

      Merci en tout cas de vos critiques constructives et sachez que nous n’agissons sur tous ces sujets pour ce que nous considérons et espérons être לשם שמיים

      Yeshaya Dalsace

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  • Shalom à tous,

    comme d’habitude c’est un article très intéressant et mettant l’accent sur des questions actuelles qui inquiètent les personnes concernées. Un site incroyablement bien fourni !

    Vous dites que le Grand Rabbin d’Israël Ovadia Yossef a reconnu les conversions Massorti, auriez-vous un lien vers un article ou une vidéo traitant de cette reconnaissance ?

    Merci beaucoup pour toute réponse.

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    • Vos conversions sont elles reconnues par le consistoire ? ou en Israël ? 3 janvier 2011 11:11, par Yeshaya Dalsace Webmaster

      Le Rav Ovadia Yossef n’a pas reconnu les conversions massorti, ce serait une position politique bien trop difficile à prendre dans sa position, mais a reconnu dans un cas précis la conversion massorti, nuance. Cela semble très logique et conforme à son pragmatisme habituel en matière de psika individuelle. C’était dans la presse israélienne et il fut critiqué par d’autre haredim pour cela.

      Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de quoi en faire les gros titres ni grand bruit. Toute personne qui ne s’enferme pas dans une position idéologique sait que nos conversions sont techniquement valables.

      Le débat est politique et pas halakhique, c’est comme le débat actuel sur la validité des conversions faites par les rabbins militaires de Tsahal (tous orthodoxes mais sionistes) véritable bras de fer entre Shass, la rabbanout harashite et les partis politiques...

      La halakha est cyniquement exploitée à des fins politiques par les uns et les autres et ce sont les candidats à la conversion qui en font les frais.

      Yeshaya Dalsace

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  • "Le converti prend sur lui de faire le maximum pour accomplir les commmandements..."
    Dans une réponse, " la plupart des gens font l’effort de manger casher.... .
    nombreuses décisions halahiques pour peu pratiquants.... trop rigoriste...."

    A mon avis il y a un amalgame entre le rapprochement d’un juif non pratiquant et une conversion :

    Un juif non pratiquant est juif comme dit le talmud "un israel, bien qu’il est fauté est un israel" ; son âme juive n’est pas "annihilé" par sa non observance et peut donc y prendre ses forces nécéssaires pour faire "tchouva", "retour" et non, seulement "repentir".
    Cependant tout évolution nécessite une démarche progressive à l’image de celui qui veut apprendre à lire, qui sait que le but à atteindre est l’integrité mais que la démarche progressive y est impérative.
    Pour lui sa nature-identité "juive" N’EST PAS CONDITIONNELLE avec son accomplissement.

    Le candidat à la conversion se trouve dans une situation complètement différente.
    Pour que sa conversion soit valide, d’après la Halaha (loi juive) il doit s’engager à accomplir l’ensemble des mitsvots (kabalat ol mitsvot).Chez lui cet engagement EST OUI CONDITIONNEL pour devenir ce qqn d’autre, être juif.
    Celui qui s’engage à "faire le maximum", ne s’engage pas "à tout faire".
    Il manque donc LA condition pour être juif.
    Celui qui prend sur lui sincérement de faire toutes les Mitzvots, (qui est une obligation inhérente à chaque juif), a appris, étudié, pratiqué, fréquenté des juifs observants.... et tout ça de façon"RIGOUREUSE" mais en fait Halahique et donc authentique (car c’est POUR LUI conditionnel), sera par la suite un juif rigoureusement observant et de façon joyeuse puisque pour lui c’était un aboutissement.(il voulait être un juif et sûrement pas se convertir pout être un "transgresseur").
    De même qu’il peut arriver qu’un "orthodoxe" regresse dans son judaisme, mais ça ne se fait pas du jour au lendemain, surtout pour ce converti qui en a fait SON choix,et pas au point de "toujours s’efforcer" de manger cacher...... !!

    Pour cela, un candidat sincére a la conversion au judaisme ne peut pas se contenter de la version "massorati" qui par grand" humanisme", oublie que la statut juif n’est pas un statut social ou philosophique mais une réalité spirituelle dont sa source est D ieu lui même et dont la volonté est exprimé dans la halacha tel que sus mentionné.

    La halaha ne se débat pas dans un salon littéraire ou centre culturel.

    En réalité c’est cette démarche qui est non-morale et non- humaniste.
    Car un candidat qui ne s’engage pas tel que sus mentionné, n’aura pas pas son âme juive du ciel.Mais on lui ment et on lui fait croire qu’il est juif et pour elle, que ces enfants que le sont.... Mais si une conversion orthodoxe n’acceuille pas le candidat sur un tapis rouge et lui conforme de connaître la loi dans les détails, ce qui est CONDITIONNEL (et non secondaire comme le dit l’article), c’est le confronté avec la réalité, que vouloir être juif c’est comme le peuple juif au Mont Sinai (qui est la conversion et naissance de la dimension du peuple juif), "de proclamer " NAASSE VENICHMA" , "nous acceptons la Tora par soumission". (Talmud.
    Loin de justifier des humiliations... tels que certains le témoignent. Il y a un Maître dans ce monde, et chacun est jugé et y trouve son compte. Mais le candidat sérieux, tel que mentionné, doit se battre pour la conversion orthodoxe parce qu’elle est authentique et que dans la vie pour avancer il faut se battre !!
    Et si toutes les accoucheuses devenaient humiliantes,antipathiques.... il ne faudrait plus accoucher ou devenir enceinte !!!!
    Mais je pense qu’il y a une exagération , je connais personnellement des dizaines de personnes en France qui passaient le chabbat chez nous pendant leur processus.... qui se sont convertis au consistoire et qui se sont mariés, ont fondés des familles othodoxes, observants jusqu’à ce jour.
    Sans mettre en doute certains témoignages, mais il ne faut pas généraliser et encore mois en faire la base d’une "nouvelle halaha".

    Et l’on voit dans les messages, le genre de judaisme que recherchent certaines personnes, mais malheureusement, comme chaque systeme, pour y adhérer, il faut se conformer à ses principes , sinon c’est une preuve que ce n’est pas un but et autant que D ieu a fait un juif pour une mission propre ( par 613 commandements,) de même un non juif a un but (par les 7 lois de Noé)

    Quand au principe selon lequel l’orthodoxie éloigne ou n’attire pas la frange majoritaire des juifs non pratiquants, celui ci est loin de la réalité.
    Chaque jour de plus en plus de juifs retournent à une pratique stricte du judaisme, et le mouvement de tchouva (retour) est grandissant et de plus ample.
    Au contraire , la présentation d’un judaisme authentique (sans compromis pseudo socio-philosophiques) est la plus grande sincérité et honnêteté pour celui qui veut avancer dans son judaisme.
    Précisement les "orthodoxes" ramènent de plus en plus de juifs à l’orthodoxie alors que les mouvements "évolutifs" (Massorati...)ont pour effectif la plupart, des juifs qui essaient de manger cacher !
    La preuve la plus flagrante est Paris, ou il y a 45 ans il fallait chercher un juif avec une barbe et pire une boucherie orthodoxe ou un lait surveillé et maintenant des quartiers entiers avec synagogues, mikvé boucheries,restaurants cachers, écoles....... voir le 19eme et maintenant se développe dans le 16e, 17e ...de plus en plus de gens mangent cachers, vont au mikve, font chabbat jusqu’à une observance compléte dans la stricte orthodoxie.

    Et le mouvement purement orthodoxe mais de grande ouverture, Habad Loubavitch a été le moteur incontestable de cette révolution du retour de plusieurs dizaines voir centaine de miliers de personnes.
    Un mouvement qui a à son compte le mérite de centaines de milliers de baalé tchouva (avec des envoyés dans les 4 coins du monde jusqu’au fin fond de l’Asie) et dont les enfants vivent un judaisme orthodoxe authentique. Et les autres mouvements Massorati...,où sont les baale tchouva et leurs descendants ?

    "(La Tora) est un arbre de vie pour ceux qui la tiennent" (Psaumes de David)
    Rien n’arrête la lumière .....

    MERCI DE LE PUBLIER AU NOM DE LA LIBERTE D’EXPRESION ET DE L’HONNETETE DU DEBAT

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