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Shabbat : un exercice de très haute spiritualité.
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Yeshaya Dalsace -

Le monde est un livre, la Tora en est le commentaire, le Shabbat une page offerte à tourner de semaine en semaine.

Pour le Baal Shem Tov, respecter correctement Shabbat c’est être convaincu que le Shabbat présent est le plus grand de tous les Shabbat, c’est savoir s’en convaincre à nouveau de Shabbat en Shabbat...

Il n’est de plaisir shabbatique (oneg shabbat) que dans le partage. Celui qui connaît le bonheur du Shabbat doit tout faire pour l’offrir à un autre Juif et donc garder sa maison ouverte à tous, particulièrement en ce jour.

Le Rabbi de Miedzieboj disait préférer renoncer au monde futur plutôt que ne pas respecter le Shabbat, car le Shabbat est plus élevé que le monde futur.
Pour lui le Shabbat en ce monde-ci est, en effet, la source même du monde futur.

Prier correctement pour l’entrée du Shabbat est une des choses les plus difficiles qui soient, c’est faire table rase du passé, créer un monde tout neuf, un monde sans tâches, sans rancune, sans regrets. C’est parce que Dieu a fait une telle démarche lors de la création que l’homme existe ; c’est quand l’homme y parviendra que régnera le Shalom.

Le Shabbat vient nous apprendre à bâtir le temps, à le faire notre, à nous éviter d’en être les esclaves passifs et de le perdre en le laissant nous dominer.

Six jours nous travaillons, nous courons après mille projets inachevables, nous savons très bien que notre petite vie ne saurait suffire à mener à bien tout cela. Le Shabbat nous oblige à considérer le travail comme provisoirement terminé, à ne plus être notre propre esclave, à nous arracher à la condition absurde de Sisyphe. C’est pourquoi on interprète le nom divin « El Shaddaï » comme « le Dieu qui a su dire daï - ça suffit ! ». Comme Lui chaque Shabbat nous disons « daï » et interrompons la course absurde du temps.

Shabbat n’existe pas sans nous. Si nous ne le marquons pas par le respect des nombreuses obligations qui lui sont dues, alors comment le reconnaître ? C’est donc la plus grande, la plus extraordinaire mais aussi la plus fragile des créations humaines. C’est le Nefesh (la respiration, l’inspiration, l’âme) de Dieu que nous introduisons au monde. C’est donc bien le plus merveilleux cadeau que Dieu ait fait à l’homme. C’est donc aussi un exercice spirituel de haute volée qu’il n’est pas aisé de réussir pleinement.
Le Shabbat existe depuis la création mais ne devient effectif que lorsque l’homme accepte de le respecter, c’est à dire en accepte les règles au mont Sinaï. C’est alors seulement que le terme de Shabbat (en tant que nom commun) apparaît dans la Bible.

Yeshaya Dalsace
(responsable de ce site et le rabbin   de Maayane Or à Nice)

Messages

  • Bonjour.
    je suis issue d’une famille athée donc inutile pour moi de compter sur ma famille pour réaliser un bon shabbat tout en partage et bienveillance comme le préconise la tradition, si je puis dire.
    D’ailleurs je le pratique depuis un peu moins de deux ans et je reconnais que je me bute à la difficulté de le pratiquer seule et donc en marge.
    Le vendredi soir, je ne rencontre jamais aucun problème mais voici comment se présente à 98% la journée du samedi :
    Je me lève avec le souci et la pression de bien faire.
    Seulement, je ne sais pas le sens de "bien" dans cette journée.
    Je ne sais pas comment m’y prendre, à mon grand regret...
    Je suis angoissée voire un peu affolée toute la sainte journée et je ne comprends pas pourquoi,vraiment.
    Quand ça marche, c’est une vraie réussite spirituelle et c’est très enrichissant et apaisant.
    Quand je parle de 98% c’est la vérité : sur 100 shabbat je n’en ai réussi que 2.
    Je persévère malgré tout mais je sens que j’ai besoin de conseils, cette situation qui me chagrine ne peut plus durer.
    Au point que je me fasse la réflexion : "Encore un shabbat vain" même si à la lecture des Ecritures,j’en retire forcément une leçon.
    Mais je suis loin du sentiment d’apaisement et de félicité que je ressens lorsque ça fonctionne...
    J’ai d’autres amis qui pratiquent également le shabbat seuls, sans forcément rejoindre une communauté faute de moyen de transports ou autres.
    J’espère qu’il existe des moyens pour qu’un shabbat se passe le mieux possible.
    Sûrement pouvez-vous m’aiguiller, je l’espère tout du moins.
    Nous sommes mercredi et j’appréhende déjà le samedi à venir, en toute honnêteté.
    J’ai besoin d’aide.
    Toute réponse est la bienvenue.
    Julie...

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