Un groupe de rabbins Massortim Israéliens et Américains tente de faire passer au congrès de l’Assemblée Rabbinique Massorti , réuni à Cambridge Masschussets, une résolution obligeant le Séminaire Rabbinique Israélienne à accepter les homosexuels.
« Puisque l’Assemblée Rabbinique recommande l’octroi de pleins droits civils pour les homosexuels et les lesbiennes » écrivent les initiateurs de cette proposition, « l’Assemblée doit également décider d’appeler tous les séminaires rabbiniques qui ordonnent des rabbins Conservatives/Massortis dans le monde, à accepter des candidats quelque soit leur orientation sexuelle. »
Un des rabbins à l’origine de cette initiative est le Rabbin David Lazar, qui depuis dix ans déjà, en désaccord avec la position officielle des instances du Judaisme Massorti , effectue des cérémonies d’unions homosexuelles.
« Nous avons les 25 signatures de Membres de l’Assemblée Rabbinique requises », dit le rabbin Lazar, chef spirituel de la Communauté Tiferet Shalom à Ramat Aviv, et responsable-fondateur de RIKMA, un mouvement très actif. « Nous ne pouvons continuer ainsi à refuser leurs droits aux gens. La plupart des étudiants rabbins Israéliens ne peuvent s’offrir cinq ans d’études rabbiniques aux USA et qui plus est, ils n’y recevraient pas la formation dont ils ont besoin pour accomplir leur mission dans des communautés Israéliennes. »
Selon le rabbin Andy Sacks, Directeur de l’Assemblée Rabbinique Israélienne, lui-même favorable à la résolution, la politique d’admission du séminaire Israélien ne reflète en rien l’opinion majoritaire au sein du Mouvement. Il doute néanmoins que la Commission Résolutions de l’Assemblée Rabbinique appuiera cette initiative : « L’agenda du comité est déjà plein et je doute que la commission veuille trouver le temps de rouvrir le dossier homosexuel. »
Le Rabbin Einat Ramon, doyen du Séminaire Rabbinique Massorti /Conservative Schechter de Jérusalem, qui a pris le mois dernier la décision de refuser d’intégrer ouvertement les étudiants rabbins homosexuels, attaque la résolution : « Cette résolution va à l’encontre du concept même de pluralisme. » dit le rabbin Ramon « Il y a trois réponses légitimes concernant la question (de l’admission d’étudiants rabbins homosexuels) Nous avons choisi une position, d’autres séminaires ont pris une autre attitude. Nous voulons que notre décision soit respectée de même que nous respectons le choix d’autres séminaires. »
Ce choix de politique d’admission à Jérusalem, a eu lieu quelques jours après que le Jewish Theological Seminary (Séminaire Rabbinique Massorti de New York) séminaire principal et emblème du Judaisme Conservative , ait dit qu’il n’accepterait ouvertement les étudiants homosexuels et lesbiennes que lorsque les Erudits chargés d’interpréter la Loi Juive pour le mouvement Massorti , auront clairement voté cette autorisation.
En revanche, l’Université du Judaisme de Los Angeles, Californie, plus libérale, a déjà décidé d’accepter des homosexuels dans son séminaire.
En Décembre 2006, la Commission sur la Loi Juive et les Standards de l’Assemblée Rabbinique, a ratifié trois opinions halahiques divergentes.
La première, écrite par le Rabbin Joel Roth, soutient l’interdiction pure et simple des rabbins homosexuels, votée à une large majorité de la commission en 1992.
La seconde, refusait l’idée que l’homosexualtié soit systématiquement d’origine biologique, et suggérait que certains homosexuels pourraient effectuer une thérapie réparatrice afin de modifier leur sexualité.
La troisième opinion, soutenue par les Rabbins Elliot Dorff , Daniel Nevins et Avram Reisner, acceptait les rabbins homosexuels et acceptait de bénir les unions homosexuelles, sous réserve que les hommes ne pratiquent pas la sodomie.
Israël n’est pas seul actuellement à refuser d’accepter les étudiants rabbins homosexuels ou lesbiennes : le Rabbin Abraham Skorka, recteur du Séminaire Conservative d’Amérique Latine, (le Seminario Latinoamericano de Buenos Aires, Argentine) a publiquement annoncé que son institution n’accepterait pas d’homosexuels, rappelant que la forte influence Catholique en Amérique du Sud, rend irréaliste un changement de ce genre.
Matthew Wagner
Article publié dans le Jerusalem Post
Pour en savoir plus sur ces débats houleux au sein de la branche américaine du mouvement Massorti http://bdegasquet.free.fr/spip/spip…
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Messages de forum
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Quelle honte que de soutenir une telle resolution en faveur de l’homosexualite et qui plus est, dans un contexte Juif !
Quelle heresie pour ces rabbins qui "s’interrogent" sur une telle possibilite et pour tous ceux qui militent en sa faveur. Il ne demontrent que le degre de leur non foi, a quel point il n’aiment pas Dieu. Et peu importe qu’ils soient rabbins , ils ne sont meme plus Juifs.
Nul besoin de la Halaka et de tous ces debats au nom de la faussete, du "pluralisme" democratique, pour savoir quelle est la marche a suivre, a savoir le rejet le plus absolu et le plus ferme qui soit !
L’homosexualite est une ABOMINATION devant Dieu.
Voila ce qui est dit dans la Thora, voila ce que dit Dieu.
Stephane
Un croyant Juif.
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Monsieur,
Le sujet est complexe et mérite réflexion.
Au sein du mouvement Massorti , nous nous refusons à manier l’insulte, l’amalgame et la stigmatisation.
La souffrance de biens des homosexuels juifs qui ont à subir constamment ce genre de diatribes et de rejets doit être entendue. Que l’on défende le point de vue de l’interdit biblique est bien évidemment légitime, que l’on insulte ne l’est pas. Ce n’est ni la sexualité, ni les opinions qui définissent un Juif. La Tora, c’est avant tout l’amour du prochain et l’interdit de la haine (Lévitique chap. 19) ce qui s’applique à tous.
A partir de là toute discussion devient possible.
Yeshaya Dalsace Webmaster
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Un Rabbin represente la Tora qui n’accepte sous aucune condition toute forme d’homosexualite masculine,sans aller verifier ce qui se passe dans l’intimite…L’on peut aimer son frere tout en le reprimendant et en le conduisant a guerir de ce que notre Sainte Tora nomme " abomination".
La Tora n’est ni "massorti ",ni "orthodoxe ",elle est divine,inalienable,ecrite et "orale",et nul "Rabbin " n’a le droit de contester le moindre detail d’une Mishna ou d’une Guemara.
Leiserowicz
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L’homosexualité n’est pas une maladie dont on pourrait guérir !
Votre vision carrée et figée de la Tora frise le karaisme… C’est un peu plus complexe et nuancé que cela. Le débat a lieu et c’est déjà une bonne chose.
Le webmaster
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Alors pourquoi ne pas débattre d’autres "bonnes choses"Alimentation Cachère,Chabat,mariages inter-religieux,Terre d’Israel "volée"à ses habitants,de Kippour ?La "Nouvelle Alliance",c’est moins carré non ?C’est plus ouvert après tout ?Que représente pour vous la "Tora" ?Si les lois divines sont sujettes à de "bons"débats concernant l’éventualité de leur respect,leur actualité,leur pertinence,qu’ont -elles de divines ?Croyez-vous qu’elles l’aient seulement été ?La Révélation de Sinai serait une belle farce qui a bien fonctionné alors,ou peut-être est-elle "caduque",pour reprendre un "Prix Nobel de la Paix",lui aussi invité par des juifs aptes aux "débat".
En vous remerciant pour votre leçon de "nuance" et de "karé-isme",je n’aimerais pas être à la place des "korah ’" modernes,si certains de la solidité de leurs fondations "ïntelligentes" en spirales vers…
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Cher Leiserowicz,
Il est intéressant de constater la violence des réactions face à un tel sujet. Cela en dit long sur ce qu’il soulève ou suggère dans l’intimité des individus.
Premièrement, on peut discuter de tout en effet, cela s’appelle le Talmud . Tant que les juifs discutent, c’est que le judaïsme est vivant. Les rabbins ne s’en sont jamais gênés, l’ont toujours fait et continueront à le faire. Aucun sujet ne saurait échapper à cette discussion.
Deuxièmement, la question de l’homosexualité est tout à fait particulière dans la mesure où elle provoque une grande douleur chez certaines personnes et où notre vision sur ce problème a profondément changé. C’est une question de société et non une question de rituel.
Troisièmement , il ne faut pas mélanger la question de la révélation avec celle-ci. La question de la révélation est une question théologique complexe qui n’a strictement rien à voir.
Il s’agit ici d’une interprétation éventuelle par rapport à un interdit biblique et un tabou social. L’interprétation de textes bibliques est au cœur de la tradition juive.
Depuis toujours, des quantités de textes de la Tora ne sont pas appliqués dans leur littéralité. Il en est de même pour des textes de la tradition rabbinique. On ne lapide plus, on ne brûle plus les sorcières, on ne frappe plus de 40 coups les contrevenants à certaines mitsvot, on ne remet pas en cause les emprunts tous les sept ans, on ne pratique plus la polygamie, on ne répudie plus une femme sans son consentement, on ne pratique plus l’esclavage, on ne considère plus comme « débiles » les sourds-muets, etc., etc.
Si les rabbins se sont permis de profondément changer le droit hébraïque au cours des âges ou de décider de ne plus en appliquer certaines modalités anciennes (ce que les rabbins ont toujours fait), ce n’était pas parce qu’ils ne croyaient pas à la révélation, bien au contraire. C’est qu’ils étaient convaincus que Dieu a donné aux hommes la possibilité d’interpréter la Tora au nom même de la révélation. Cf Talmud Baba Metsia 59b (parmi de nombreux autres textes en ce sens).
Sans la capacité des rabbins à comprendre les vrais besoins de leur société, à interpréter les textes et à se soucier avant tout de leur « humanité », le judaïsme aurait disparu depuis belle lurette. À trop vouloir être fidèle à la lettre des choses, on risque bien de finir par perdre tout le livre.
Il s’agit ici d’une discussion absolument pas aboutie et totalement légitime sur un vrai problème de société qui touche le monde juif et auquel il faut trouver des solutions les plus correctes possible.
Pas vraiment de quoi réagir avec une telle violence. Par contre, de quoi écouter, réfléchir et chercher à comprendre.
La Tora, me semble-t-il, est avant tout cela.
Yeshaya Dalsace
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Cher Ami et frère,
merci pour la clarté de votre réponse,qui permet de comprendre,avec douleur,les causes de ce qui me semble constituer de graves égarements,dont la conscience m’a poussé á réagir avec violence,ce en quoi je vous présente mes excuses.
Il est évident,que si l’on vous a inculqué une telle conception de la Torah Divine,à savoir la possibilité supposée de certains d’en modifier les décisions du Choulh’an Aroukh,ou du Rambam ,ou d’autre géant de l’humanité,en se basant sur des passages de la Guemara ou autres,je comprends mieux la candeur qui peut en résulter.Notre Saint Docteur le Rambam ,nous démontre et enseigne,après synthèse très profonde du Talmud et de ses grands commentateurs,de quelle manière il n’est plus possible,depuis la fin de la rédaction de la Guemara de Babel,de modifier la Halah’a,en dehors des champs laissés libres aux décisions des sages ultèrieurs.Il est écris sur le mausolé du Rambam :"De Moshé à Moshé,nul ne s’est levé comme Moshé",inscription apparemment contradictoire avec un important principe de la Guemara interdisant sévèrement toute tentative d ídentification à Moshé Rabénou,inscription qui ne fut pourtant jamais discutée par nos docteurs.Les exemples que vous citez,de non application de halah’ot,ou de changements apparents,sont des cas soit déjà prévus par la Halah’a,comme par exemple la non application de peine capitale en l’absence du Sanhédrin,en l’absence de la souverainneté majoritaire de notre peuple sur sa Terre,etc.,soit furent des décisions du Sanhédrin,assemblée dont les membre répondent à certaines conditions,soient encore d’autres cas entrants dans certains critères bien conformes à nos principes traditionnels.Le code de loi du Judaisme,en accord avec les principes de la Guemara,fut rédigé lors d’un travail de choix à la majorité parmis les grands décisionnaires de la stature du Rambam ,maitres de la législation et de l’ésotérisme,et depuis,que l’on soit ou pas d’accord,toute décision législative pouvant influer sur le comportement concrêt ne peut se prendre que et uniquement en accord avec les décisions contenues dans le Choulhán Arouh’,valables jusqu’à la reconstitution de la Grande Assemblée,que nous souhaitons rapide,réunissant les plus grande sommités du monde de la Torah.
En attendant cet évènement,parmi tous ceux si porteurs d’espoir pour le bien de l’Humanités,et annoncés par les Prophètes bibliques,malgrés toutes les bonnes intentions dont je ne doute pas,intentions d’amour du prochain,de tolérance,d’enrichissement spirituel,de recherche du Divin,en attendant donc ces posibilités conformes à la Volonté Divine consistant à laisser l’application de certains champs de la Torah à l’appréciation "humaine",il ne nous est malheureusement pas possible d’agir ainsi,sans risquer de provoquer des désastres dont l’Histoire est tristement déjà pleine.
La pensée chrétienne,à ses débuts,résultait du même type d’erreur bien intentionnée au sein de courants juifs instruits et respectables.
Le "modernisme"du judaisme allemand des 18e et 19e siècles également,avec toutes les dérives graduelles qu’il suscita,et qui n’auraient pas été l’objet des pires cauchemards de ses sincères "rabbins "fondateurs.
Il est certains que le monde juif orthodoxe ,pariculièrement à notre époque d’émancipation nationale et culturelle du judaisme,accompagné d’immenses progrès pré-messianiques des sciences et valeurs humaines,ce judaisme véhicule de nombreux et graves problèmes dont l’urgence de la résolution se traduit par de nombreuses souffrances,mais c’est en accord avec les principes du Chouh’an Arouh’ qu’ils se doivent d’être considérés,afin,entre autre,de ne pas créer différentes catégorie de judaisme.ce qui conduirait à différentes catégorie de juifs,dont les uns ne reconnaitrait pas les autres,entrainant des drames identitaires.
A notre époque,dont la bénédiction Divine,et les immenses sacrifices de tous ceux qui ont lutté pour cette cause,nous permet de retrouver notre vitalité nationale sur notre Terre Promise,à notre époque de grands espoirs assombris de profondes et sérieuses menaces,il me semble bien urgent de mettre à profit nos énergies afin de renforcer notre cohésion nationale autours du judaisme traditionnel,de l’aider à relever ses défis,plutôt que de risquer de semer le trouble dans les esprits de ceux qui ont peu de connaissances en Torah.
Il est possible,malheureusement,que des souffrances individuelles résultent de ce point de vue,je souhaite qu’elles puissent être considérées avec la plus grande compassion,mais il n’est pas possible pour le moment de transiger sur les principes du Choulh’an Arouh’,quelque soit notre appréciation individuelle,les enjeux d’une telle démarche sont bien trop essentiels,tout comme notre responsabilité collective.
Bien amicalement,et en priant Hachem, source de tout Etre et de toute Sagesse,d’éclairer chacun d’entre nous,et particulièrement les dirigeants communautaires de notre Peuple,afin d’avoir la conscience des répercussions possibles à court et long terme des sensibilités et prises de décisions publiques.
Chalom.
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Stephane,
permet moi de te tutoyer.
Je suis juif, et héterosexuel. Ce que font les gens adultes et consentant dans leur intimité, ne me regarde pas, et ne regarde pas D.ieu non plus. ton discours est celui de quelqu’un qui lit la thora de façon littérale, et même si ton courage est louable ton mode de pensée est sectaire et mene aux pires excés. Les islamistes tiennent un discours exclusif loin de toutes les préocupations modernes et quotidiennes et regarde ou celà nous mènent.
La force du judaisme c’est la lecture éclairé des textes sacrés, et contrairement aux autres monothéismes, le dialogue permanent entre les hommes et D.ieu.
Je te souhaite de réflechir,
Thomas
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Bien chers tous, je me permets de signaler que la thorah parle aussi d’abomination s’agissant du handicap !Fort heureusement l’interprêtation littérale n’est pas privilégiée et les porteurs de handicaps trouvent droit de cité dans notre communauté. Pourquoi en serait-il autrement pour les homosexuels ? Un peu d’humanité et d’ouverture d’esprit ne nuisent à personne….Il n’est pount besoin d’encourager ou de réprimander seulement faire preuve de TOLEReNCE !!!
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Les deux dernières opinions halakhiques évoquées, si elles peuvent paraître en superficie plus progressistes, ne sont-elles pas hypocrites en vérité ?
la deuxième envisage ou sous-entend une "thérapie réparatrice" pour ces étudiants rabbins , comme si l’homosexualité était une maladie et que, en entrant au séminaire, ils s’engageaient à la soigner.
la troisième autorise l’acceptation des étudiants homosexuels et la bénédiction des unions homosexuelles sous la condition que les hommes ne pratiquent pas la sodomie, or on sait qu’elle est naturellement la pratique homosexuelle masculine la plus courante.
A choisir entre les trois opinions, je préfère la première qui a le mérite de la clarté et d’une réserve quant à la définition de l’homosexualité et de ses pratiques.
Guershom
P.S. (sans jeu de mots lié à l’actualité politique) : je pense également que le fait d’accepter des étudiants rabbins homosexuels et le fait de bénir des unions homosexuelles sont deux débats qui peuvent être distingués.
Voir en ligne : Résolution en faveur des unions homosexuelles
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Établir un amalgame entre homosexualité et une certaine pratique sexuelle me semble assez réducteur. Considérer cette pratique comme "naturelle" pour les homosexuels l’est probablement encore plus. A ce titre, je pense qu’un étudiant rabbin homosexuel peut tout à fait ne pas succomber à ce que certains envisagent comme "naturellement la pratique homosexuelle masculine la plus courante". En conséquence, la troisième opinion halakhique mérite d’être prise en considération même si elle ne constitue tout de même qu’une réponse partielle aux problèmes halakhiques soulevés par l’homosexualité.
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Il peut tout à fait ne pas y succomber, de la même manière qu’un homme hétérosexuel peut tout à fait ne pas succomber à la pénétration vaginale (ou à la sodomie) - au risque, dans les deux cas, de subir des problèmes psychologiques et/ou de pratiquer la masturbation qui est également interdite - mais l’obliger à s’en priver pour intégrer le séminaire me semble une attitude fort hypocrite.
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Eh bien, moi qui pensais que le Judaïsme était une religion de tolérance, d’amour et inscrite dans un progrès constant, je commence à douter à la vue des propos que certaines personnes ont.
À la base, je dois dire que la question de l’homosexualité ne devrait même pas être soulevée. En effet, dans la logique de notre existence même (de l’Être Humain), s’il existe des homosexuels c’est que D-ieu l’a voulu ainsi. C’est en effet Lui qui a créé l’Homme à son image, pourquoi ne pas accepter le fait que certaines personnes puissent être différentes ??
De plus, les homosexuels forment une minorité qui ne constitue pas un danger pour le peuple juif et même non-juif en général.
Rappelons aussi, que, la Torah a été rédigée il y a plus de 4000 ans, ce qui veut dire que certains mitsvot ne s’inscrivent plus dans la modernité ; ce que je veux dire par là, c’est qu’il y a voilà plus de 4000 ans, l’homosexualité touchait déjà un petit groupe de personnes, ce qui suscitait de la méfiance, et de ce fait, on la condamnait.
Aujourd’hui, nous savons que c’est un phénomène normal qui se retrouve dans la chaîne de l’Evolution, on la retrouve chez nos cousins les Singes, que ce n’est pas une maladie, que ce n’est pas un choix de vie voulu mais subi (en clair on ne choisit pas), et qu’elle ne doit pas entraîner de discrimination et de haine.
Pour la personne qui a repris la parole dans le Lévitique disant : "tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme, car c’est une abomination", je répondrais ceci : c’est un fait et je ne conteste pas les Ecritures, MAIS, notre évolution intellectuelle et scientifique nous montre que l’homosexualité n’est pas une abomination, et qu’au-delà de la sexualité entre deux personnes de même sexe, nous retrouvons quasiment constamment une entité qui est l’Amour. Et ceci n’est pas méprisable.
Il est évident que dans les courants orthodoxes et ultra-orthodoxes , certaines personnes ne puissent pas accepter ces faits là. Et pourtant il le faut, car ne pas reconnaître ces individus, c’est ne pas reconnaître que dans le peuple juif il y en ait. Et je rajouterais même, qui vivent pleinement ainsi, sans hypocrisie. Je pense que D-ieu veut que les Hommes, tel qu’Il nous a conçus, ne soient pas hypocrites envers leurs pairs mais envers eux-mêmes également, qu’ils soient eux-mêmes , en accord avec leurs pensées, autrement c’est un mensonge. Et il me semble qu’il est écrit :
"Tu ne mentiras point", c’est assez clair.
Enfin je dirais ceci : nous sommes au XXI° siècle, il faut enfin ouvrir les yeux, accepter qu’il y a plusieurs façons d’aimer, qu’aimer quelqu’un du même sexe que soi-même n’est pas si horrible que cela dans la mesure où l’on n’ oblige personne à avoir de quelconques rapports. Il ne faut pas tout confondre.
C’est mon point de vue, au(x) Rabbin (s) de s’exprimer sur la question.
Amitiés à toute la communauté, Thomas.
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Je viens de parcourir tous les commentaires à ce sujet et je suis effrayé de découvrir ces opinions qui me semblent sortir tout droit du Moyen-Age. Je remercie sincèrement Thomas, avec qui je partage ses idées, pour avoir remis les choses à leur place même si je sais que rien n’est résolu. Je voudrait simplement faire une remarque sur un sentiment que j’ai eu : j’ai tout de même l’impression en lisant ces commentaires que les Juifs religieux semblent plus réactionnaires que les Chrétiens religieux. J’ai peut-être tort et je l’espère même. La Torah est toujours ouverte. Chalom à tous.
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Bonjour
Mon message s’adresse particulièrement à Thomas et David.
Excusez-moi d’être un peu direct, il n’est pas nécessaire de se faire des politesses pour être lu sur le net… J’ai la vague impression que vos connaissances en judaïsme ne proviennent pas d’une transmission de « maître à élève » (rien à blâmer, ou peut-être si, le manque de maître ne la matière)
1. Tora :Message éternel.
La Tora qui a été donné, il y a 4000 ans, est le message divin au peuple juif en générale et pas à une génération précise. Cela est mentionner maintes fois dans la bible. Si vous pensez qu’elle soit périmé, pourquoi Dieu ne réapparaît pas et ne nous donne pas une Tora toute nouvelle, à la mode ? (certains vous diront, mais oui, cela a dèja eu lieu il y a 2000 ans !!) il ne nous reste que deux hypothèses possibles, soit elle n’a jamais été donné et tous cela est du bleuf, en ce cas, il n’y a pas lieu de tenir compte de la religion DU TOUT ! soit elle est message divin pour toutes les générations, et c’est a nous de nous y adapter (voir dessous…) (c’est la, le gros souci du courant conservatif, liberaux et réformé (et les deux dernier s’en fiche pas mal))
2. Tolerance.
Les courant ultra orthodoxe en particulier sont très tolérant TRES ! Mais ne confondons pas la législation avec son application ! Si quelqu’un roule trop vite il enfreint une loi du code de circulation, il peut tomber sur un flic tolérant qui le comprendra (s’il a des circonstances atténuantes) mais il n’empêche que la loi reste la loi !! Si on attend d’un système législatif quelconque d’être tolérant et de laisser impunie toute violation, il n’a plus de raison d’être.
Ce qui par contre reste vrai c’est qu’un homme qui pour des raisons quelconques se trouve à milles lieus de l’image humaine parfaite, la tora ne lui impose pas de faire un saut (ce qui lui causerai de se casser la figure à coup sûre, car l’homme n’est pas formaté (sauf exeption) pour des changements radicaux comportementaux) mais lui impose de TENDRE vers cette perfection.
Etre homo, est-ce une forme de maladie ? Peut-on en guérir ? Est-ce un vice ? Est-ce contagieux ? Il semble qu’il soit encore précoce pour définir exactement la condition en question. Néanmoins, quand « le maitre du monde » (c’est bien de lui que nous parlons) a légiféré l’interdit des « couches masculines » il est bien question d’un « rapport » sexuel, ce n’est pas une image allégorique, auquel cas, nous pourrions tout supprimer en transformant shabbat kippour teffilin cacherout et le reste en images allégoriques (ce que ne fait pas le courant massorti )
Puisque cette Tora s’applique à toute les générations, cet acte reste une abomination « DEVANT DIEU ». Si la société aujourd’hui voit les choses différemment cela ne change rien a « l’opinion » divin.
3. Leizerowits.
Cher Thomas et David. Dans chaque parole il y a le fond et la forme. Quand le fond est solide on ne perd pas son temps à enjoliver la forme, c’est le cas de Leizerowits. Quand le fond est creux il faut soigner la forme c’est le cas de… entre d’autre therme la confiture moins il y en a plus on l’étale.
Amicalement
Edouard.
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De rien David, dans la réalité, lorsqu’on est dans une communauté juive massorti ou libérale, les gens sont tolérants…enfin, surtout les rabbins . Les gens qui ont un certain niveau social et intellectuel, plutôt aisés en gros, sont tolérants en général, et les rabbins libéraux et massortis (donc issus de la réforme) en font partie.
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