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Les murs porteurs
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de Cyril Gelblat, 2008 -

Le premier long-métrage de ce jeune réalisateur niçois est une réussite. Evoluent à Paris, dans cette tribu ashkénaze autour de Frida

, la matriarche qui perd peu à peu la tête, sa fille Judith, divorcée et esseulée après le départ de son deuxième enfant du domicile familial, et son fils Simon, journaliste et écrivain, lui aussi divorcé et qui a du mal à accepter la sexualité de sa fille unique…plus pour longtemps puisqu’il est repéré par une charmante Italienne, émue par Frida dont elle occupe l’ancien appartement et dont elle portera bientôt le quatrième petit-enfant. L’aînée de Judith, elle, se marie et, dans une scène particulièrement émouvante, les trois petits-enfants ne comprennent pas pourquoi leur grand-mère veut s’assurer que le futur marié est juif. « Qu’est-ce que ça change Mamie, s’il est juif ou pas, du moment qu’ils s’aiment ? », dit le fils de Judith et quand Frida leur répond en yiddish « Mais c’est pour cela que nous avons survécu ! », les petits-enfants déjudaïsés ne comprennent pas et ni Simon ni Judith ne jugent nécessaire de traduire…

Avec Miou-Miou, Charles Berling, Giovanna Mezzogiorno, Shulamit Adar,…

Cyril Gelblat, profondément attaché à sa ville d’origine, prépare un deuxième long-métrage, une adaptation contemporaine de la loi du lévirat (Dt XXV, 5) qui devrait se tourner exclusivement dans la capitale azuréenne et plus précisément dans le Vieux-Nice.

Guershom

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