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Le mouvement Massorti et les conversions libérales
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Une reconnaissance au cas par cas, jamais un rejet...

Bonjour, Félicitation pour la qualité de votre site.

Mes questions : reconnaissez-vous les conversions faites par le MJLF.

Dans le cas contraire, quelle est la démarche pour cette reconnaissance ? Cordialement

Réponse :

Notre position est ambivalente, nous refusons de dénigrer les autres conversions systématiquement, comme le fait trop souvent l’orthodoxie  . Nous reconnaissons le processus, aussi bien psychologique, spirituel que d’apprentissage du Judaïsme effectué le plus souvent avec sérieux et implication.

Mais avons cependant à redire sur la forme et certains points de fond des conversions libérales.

Il doit être clair que nous avons une conception beaucoup plus proche de l’orthodoxie   du processus de conversion, tout en gardant une plus grande souplesse et ouverture. En particulier, notre rapport à la Halakha   est très différent de celui des libéraux.

Il peut donc arriver que nous effectuions une « confirmation » de conversion dans certains cas de conversion libérale, notamment pour des actes fondateurs comme le mariage.

Chaque dossier doit être traité au cas par cas et les conversions libérales ne sont pas toutes effectuées de la même manière, ni par les mêmes rabbins  . Les mouvements libéraux diffèrent entre eux.

En ce qui concerne le MJLF :

Nous reconnaissons la sincérité de la démarche des candidats à la conversion et le sérieux de la formation suivie dans le cadre du Mouvement Juif Libéral de France. A ce titre, nous respectons leur processus de conversion.

Cependant, notre conception du judaïsme diffère de celle du M. J. L. F. sur plusieurs points et notamment celui de la Halakha  . Certains aspects techniques des conversions libérales nous posent problème.

C’est pourquoi nous recommandons à quelqu’un qui se reconnaît plutôt dans la vision Massorti   du judaïsme et qui aurait fait sa conversion au sein du judaïsme libéral de poser la question directement à un rabbin   Massorti  . Celui-ci pourra le guider et l’éclairer et même éventuellement lui proposer un « guiour lekhoumra », une sorte de confirmation de sa conversion, mais pas nécessairement. Certains orthodoxes   ouverts font exactement de même dans des cas similaires. Le rabbin   libéral, sera parfois à même d’expliquer ces différences et d’aider le candidat dans son évolution en le guidant vers le mouvement Massorti  .

De toute façon chaque dossier doit être jugé au cas par cas.

Quoi qu’il arrive, nous ferons tout pour aider à résoudre un éventuel problème.

C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à venir discuter directement, vous serez toujours bien reçu et respecté.

Yeshaya Dalsace

9 Messages de forum

  • Le mouvement Massorti et les conversions libérales 25 septembre 2007 20:38, par Ariel

    D’où vient, dans la halakha, la notion de "confirmation de la conversion" ?

    Répondre à ce message

    • La notion de "confirmation de la conversion" 26 septembre 2007 10:23, par Webmaster

      La notion de "confirmation de la conversion" se dit en hébreu « Guiour lehoumra ».

      Ce n’est pas une conversion au sens propre du terme, mais bien une confirmation dans certains cas de doute. Le doute peut porter sur la judéité de la personne qui ne pourrait prouver son ascendance juive (chez certaines familles très assimilées, chez des descendants de marranes, dans certains cas exceptionnels…). Le doute peut porter également sur l’entière validité de la procédure de conversion dans un cas de converti au judaïsme. Il peut par exemple arriver que le processus ait eu lieu mais que le mikvé (bain rituel) n’était pas kasher.

      Dans tous ces cas, à fin de se sortir du doute, le plus simple est de refaire formellement la cérémonie.

      Ce processus doit bien sûr être utilisé avec précaution et modération. On ne peut passer son temps à remettre en cause la judéité des gens !

      Une autre position possible consiste à ne pas tenir compte du tout du passé de la personne et à obliger à tout recommencer à zéro. C’est plus ou moins la position des orthodoxes vis-à-vis des conversions non orthodoxes ; de notre point de vue cette position est totalement absurde et fausse. Autant il est tout à fait légitime et logique d’exiger une confirmation « Guiour lehoumra » formelle en cas de doute ou de désaccord, mais faire comme si rien ne s’était passé alors que la personne a suivi tout un processus d’apprentissage de qualité en général et vécu une véritable cérémonie de conversion relève d’une forme de révisionnisme vis-à-vis de la personne qui se présente à vous. Cela montre également un manque total de respect des autres, aussi bien du candidat que du Beth Din qui s’est occupé de la conversion à l’origine. Cela est moralement et halakhiquement très critiquable.

      Comme nous refusons absolument, au sein du mouvement Massorti, d’adopter des positions méprisantes et négatives vis-à-vis des autres courants du judaïsme, notre position sera de reconnaître a posteriori une conversion pratiquée par un autre courant, tout en exigeant un éventuel « Guiour lehoumra » pratiqué avec le plus grand tact et les plus brefs délais, dans certains cas où le doute serait avéré.

      Ces questions sont extrêmement techniques et complexes et ne peuvent être de toute façon que jugées au cas par cas.

      Il faut ajouter que cela pourrait éventuellement concerner une conversion "orthodoxe" qui n’aurait pas été faite correctement à nos yeux, c’est envisageable également.

      Cordial Shalom

      Yeshaya Dalsace

      Webmaster de Massorti.com

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      • La notion de "confirmation de la conversion" 2 juillet 2009 18:05, par curieux

        chalom rav,

        j ai une question concernant cette"guiour lehoumra"car je suis né d une mère juive et suis circoncis(que chirurgicalement) mais j ai Peur d avoir du mal à prouver ma judéité car suis issu d’une famille ashkenaze du coté maternel(pologne)avec déportations(pas de rescapes)et ma propre mère a du se cacher donc tout document religieux ont disparu.Il me reste que livrets de famille avec les noms de jeune fille à consonnance juif de ma mère,sa mère et mon arrière grand mère ,mais s il faut faire cette confirmation de judéité pas de problème mais quels sont les principales étapes pour cette démarche que je considère comme un début de téchouva ?faut il comme une conversion "classique"faire deux ans d etude puis passer devant un beth din pour montrer connaissances et motivations puis mikvé avec benediction ??Pourriez vous me dire "a quelle sauce cachere je vais etre manger !!JE plaisante mais je veux savoir à quoi je dois m attendre en sachant je réside sur région paris.

        TODA RABA RAV VE YOM TOV ;

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      • La notion de "confirmation de la conversion" 22 novembre 2010 23:19, par Un Juif

        M. Dalsace,

        vous "convertez" des gens qui n´ont AUCUN intêrét de vivre une vie juive, soit-elle "libérale" ou "conservative".

        Vous convertez des femmes mariées à des hommes juifs qui ne suivent RIEN de la Halakha, ni elles, ni leur maris.

        Vous convertez même des femmes qui sont mariées à un non-juif !

        Chez vous, si on peut payer, une conversion est presque assurée !! Il faut seulement se montrer quelques fois par an à la synagogue, réussir les examens (en groupe), apprendre un peu sur l´histoire juive... et c´est parti ! Vous ne respectez pas même la procédure de votre Bet Din européen (pas de moniteur personnel pour les candidats, par exemple).

        Oui, certes, il y a des convertis sérieux chez vous - peut-être 10% ? Ou moins ?

        Mais la majorité des gens qui font la procédure chez le mouvement massorti : combien des personnes parmi eux fréquentent une synagogue, ou vivent une vie juive après la "conversion" ? Vous le savez très bien : peut-être 10%. Arrêtez de racconter que vous êtes sérieuses avec vos "conversions". Vous ne l´êtes pas.

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        • La notion de "confirmation de la conversion" 23 novembre 2010 06:37, par Nathalie

          Alors là, entièrement faux.
          Ce qui me fait rire, c’est que vous semblez évaluer la valeur d’un enseignement rabbinique à la pratique future des convertis. C’est assez joli. A ce compte là, je crois que Moshé lui même ferait un assez mauvais rabbin, si vous voyez ce que je veux dire. L’épisode du veau d’or, ça a touché pas mal de monde, il me semble.

          Allez, bonne journée...

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          • La notion de "confirmation de la conversion" 28 novembre 2010 15:34, par Un Juif

            @ Nathalie :

            Faux ? Vraiment ? Je questionne la pratique du mouvement massorti ou conservative qui fait des conversions même si est évident que la personne n’a aucun intêret de vivre comme un juif ou juive.

            @ M. Dalsace :

            Je vous certifie, Monsieur, que je sais très bien de quoi je parle. Vous ne faites pas des conversions des femmes mariées à un non-juif ? Vous êtes sûr ?

            Est-ce que "la liberté, la responsabilité et l’autonomie de la personne" sont plus importantes que le souci de ne PAS convertir des personnes qui ne sont pas prêtes ? Par cette politique aveugle , vous mettez en danger le status des autres convertis de votre mouvement.

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            • La notion de "confirmation de la conversion" 28 novembre 2010 21:12, par Nathalie

              Un converti doit apprendre l’hébreu et respecter la cashrout, les fêtes, participer au shabbat, respecter le shabbat, connaître la liturgie, connaître la Torah évidemment, et avoir lui quelques livres de théologie et de commentaire de la Torah. Peut être que j’oublie encore deux ou trois choses, mais comme ça, de tête c’est ce qui me vient à l’esprit en premier. Pour commencer et suivre un programme aussi ambitieux je crois qu’il faut être motivé.

              Bien cordialement.

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        • La notion de "confirmation de la conversion" 23 novembre 2010 14:43, par Yeshaya Dalsace Webmaster

          "Un Juif",

          Il semble que vous ne savez pas de quoi vous parlez de façon générale sur la question des conversions, chez nous comme ailleurs. Vous semblez dénigrer d’un côté et idéaliser de l’autre.

          Un point seulement : il existe toujours un principe fondamental : la liberté, la responsabilité et l’autonomie de la personne. Si quelqu’un s’engage dans une certaine voie et ne respecte pas ses engagements, ce qui arrive effectivement (y compris dans des conversions orthodoxes), cela regarde cette personne. Un processus de conversion n’est pas un "formatage" d’un individu, mais un enseignement et un accompagnement. Au bout du compte c’est l’individu qui forge son judaïsme et nous devons l’aider à le faire.

          Il y a peut-être des choses à revoir dans nos processus, mais c’est un point à discuter avec des gens qui savent le terrain et en interne. Nous n’avons pas la prétention de la perfection et cherchons toujours à mieux faire si possible. A condition de recevoir des remarques constructives et basées sur la réalité du terrain.

          Bien à vous

          Yeshaya Dalsace

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          • La notion de "confirmation de la conversion" 14 janvier 2011 22:59, par David

            Cher Rabbin Dalsace,

            J’attire votre attention sur une simple question de curiosité qui ne mérite pas, pour le moment, que je vous dérange de façon plus directement.

            J’ai lu quantité d’articles sur votre site ainsi que sur de nombreux autres sites orthodoxes pour me faire un semblant d’idée sur cette question et sur la position de chacune des "parties", si l’on conçoit qu’il n’en existerait que deux dans ce vaste débat.

            Il semblerait que l’attitude du consistoire et de certains rabbins dits orthodoxes soit clairement démesurée à plus d’un égard. J’ai bien compris toute la justesse de vos propos, et suis d’accord avec votre point de vue réfléchi et bien plus modéré que le manichéisme auquel vous devez faire face au quotidien.

            Vous dites que "chaque dossier doit être jugé au cas par cas". On peut donc supposer qu’une personne se présentant devant le consistoire ou une autre entité "orthodoxe" puisse a priori ne pas être exclue ipso facto du fait de sa conversion au mouvement Massorti. D’autant plus que d’après mes lectures, les points de désaccord entre orthodoxes et massorti sur la halakka ne sont pas "figés", ce qui pourrait s’expliquer, si je ne me trompe pas, par des degrés d’observance plus ou moins rigoristes de certains rabbins au sein même du mouvement massorti, rejoignant ainsi la pratique orthodoxe.

            Comme vous devez peut-être maintenant vous en douter, je souhaiterais donc savoir, de par les échos qui pourraient vous être revenu (sait-on jamais), quels seraient les points du processus de conversion massorti qui seraient jugés comme étant rédhibitoires, et qui déboucheraient donc sur un refus "net" de reconnaissance orthodoxe (et à tout le moins consistorial) ?

            Par ailleurs, toujours dans le cadre du processus de conversion, au delà de points de procédure invalidants, existeraient-ils des points tout simplement manquants vis-à-vis des conversions pratiqués dans le mouvement orthodoxe, ce qui expliquerait, cumulativement, l’attitude quasiment tiranique des orthodoxes ("consistoriaux" ?) ?

            En vous souhaitant un très joyeux chabbat,
            très amicalement,
            David (juriste).

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