Avec notre Parasha nous entamons un nouveau livre de la Tora intitulé « dans le désert ».
Notre Parasha dresse une sorte de plan du campement des hébreux après le mont Sinaï. Ce campement montre une répartition symbolique très forte entre les tribus et donne l’impression que le campement d’Israël, loin d’être choisi au hasard, cherche à refléter une perfection céleste chère à la vision qu’en avaient les antiques. En cela, cette idée rejoint un peu celle du Mandala, chez les extrêmes Orientaux. C’est une forme de représentation symbolique d’un système initiatique fonctionnant par étapes et menant vers le centre présentant un modèle d’ascension spirituelle. Jung y voyait, lui, une représentation symbolique de la psyché.
Bien loin d’être le lieu du vide absolu, le désert reste le lieu de la parole et de la rencontre, dépendants d’une écoute profonde intérieure. En hébreu, Bamidbar veut dire également « dans le parlant ». Une dimension si profonde qu’il faudra 40 ans au peuple juif pour l’explorer…
Nous en gardons le souvenir comme tous les grands systèmes mystiques et nous recommençons cette errance à travers le texte de Parasha en Parasha .
Yeshaya Dalsace





Pas de message
