Prendre rendez-vous avec le rabbin car c’est lui qui au vu de la situation vous dira la marche à suivre.
Toutefois la « politique » halakhique suivie est généralement la suivante :
La circoncision peut être pratiquée en vue de conversion.
En pratique, cela signifie qu’elle peut être accomplie par un mohel (circonciseur attitré) avec tout le cérémonial religieux. Toutefois, la circoncision ne constitue pas encore une conversion mais seulement sa première phase.
Les bénédictions prononcées sont différentes que celles habituellement récitées, elles précisent qu’il s’agit d’une circoncision en vue de conversion future.
La nomination hébraïque de l’enfant est également différente : au lieu de dire que tel enfant s’appellera désormais untel fils de untel et untelle, il est dit que tel sera son nom après avoir été immergé dans un mikvé (bain rituel) de conversion.
Autrement dit, il s’agit du commencement d’un processus qu’il incombera aux parents de parachever, le mikvé étant l’acte cérémonial qui marque l’aboutissement de la démarche.
En effet, pour que la circoncision ait lieu, il faut au minimum l’accord explicite (par une lettre d’intention) de la maman qui exprime son désir et donne son accord à ce que l’enfant soit circoncis en vue d’une conversion future. Après quoi deux possibilités s’offrent à la famille :
Soit la maman ne désire pas elle-même se convertir au judaïsme, auquel cas, c’est sur la base d’une éducation juive effective qu’il sera possible de convertir ultérieurement l’enfant, juste avant sa bar ou bat-mitsva : fréquentation assidue de la communauté et de ses offices, suivi des cours de Talmud Tora par l’enfant dès le plus jeune âge, pratique traditionnelle à la maison.
Soit la maman engage une procédure de conversion auquel cas dès qu’elle sera elle-même convertie, il sera possible de convertir simultanément l’enfant car on considère que si les deux parents sont juifs, l’intention d’éducation juive de l’enfant est avérée.
Dans le cas d’une fille, bien que la circoncision ne soit bien entendu pas pratiquée, il existe une cérémonie de nomination. La naissance d’une fille devrait donc pousser les parents à entreprendre des démarches similaires que pour un garçon.
Le véritable enjeu demeurant l’éducation juive de ces enfants.
C’est pourquoi la naissance d’un enfant dans un couple mixte sera souvent l’occasion de se poser des questions sur le rapport au judaïsme de cette famille en construction.
Très souvent, la mère non juive tout en aillant le plus grand respect pour le judaïsme et le pratiquant partiellement, mais ne désirant pas elle-même se convertir pour différentes raisons, accepte pleinement que les enfants soient éduqués dans le judaïsme.
Nous ne ferons rien sans un plein accord des deux parents et un clair engagement de leur part dans un projet juif pour tous leurs enfants. Dans d’autres cas, les parents trop indécis préfèrent laisser le choix à l’enfant lui-même. C’est également légitime. Celui-ci, une fois grand, pourra toujours chercher sa voie dans le judaïsme.
L’essentiel est d’être cohérent, équilibré et à l’écoute des uns et des autres dans le respect de chacun. Tout en prenant la tradition juive au sérieux, bien sûr. C’est à dire en respectant la Halakha .
Yeshaya Dalsace





16 messages
