Cela concernait tous les juifs à l’exception de ceux d’Amérique et de Palestine.
Les infrastructures avaient disparu au retour des rescapés. Tout était à reconstruire, à refaire. Il s’agissait aussi avant tout de survivre. La Shoah avait engendré beaucoup de traumatismes et de nombreux rescapés entretenaient des rapports ambigus et complexes avec leur identité juive. Pour certains cela s’est traduit par l’abandon de la circoncision ou la modification du nom pour ne pas paraître juif. On a vu aussi se développer l’idée que D. ne pouvait pas exister. Ce qui a entraîné une rupture définitive ou presque avec le monde religieux. Plus qu’un vide, la Shoah a posé aux juifs un problème existentiel dont le monde juif n’est pas sorti.
Depuis 1948, la dimension nationale a été restaurée en Israël. On a des Israéliens non- religieux aussi bien que religieux pour qui Israël est indispensable. Aujourd’hui on assiste au développement de l’idée de post-sionisme, un mouvement qui veut se séparer de ses racines juives ; pour eux, il n’existe pas de dimension juive particulière. On est israélien car on est né dans cet état. Ils prônent un état binational qui aurait perdu sa spécificité juive.
Tout juif né d’au moins une mère juive ou converti (quel que soit le courant) peut demander la nationalité israélienne. La mention de l’ethnie sur la carte d’identité est un héritage de la domination de l’empire ottoman. La question des mariages civils se pose. Israël est un état de type démocratique en plein Moyen-Orient.





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