Il s’agit d’un personnage de film. Il n’y a donc pas de quoi baser une enquête sérieuse.
Cependant, je crois que le film veut refléter le personnage d’une nouvelle génération de rabbin Massorti, décontracté et en effet assez laxiste. Le personnage traverse lui-même un moment de crise dans le film. Cela dit, il s’agit peut-être d’un rabbin libéral, rien ne le précise.
Sur la question du microphone, dans le mouvement Massorti, les avis divergent. Certains pensent qu’il n’y a aucune raison sérieuse de l’interdire à condition qu’il soit ouvert avant shabbat. D’autres pensent même que l’interdit de l’électricité n’a pas de base juridique sérieuse. Cette question mériterait un long dossier qu’il faudra écrire un jour pour ce site. Elle est complexe et technique. La plupart des synagogues Massorti que j’ai vues ne se servaient pas de micro, mais certaines peuvent le faire. Cela est particulièrement vrai aux Etats-Unis où les synagogues sont parfois très grandes et le judaïsme vécu d’une façon relativement relaxe.
Pour la question de la cashroute, le personnage mange en effet dans un restaurant mais lequel et quoi ?
Ce qui est certain, c’est qu’il représente un individu très sympathique mais assez peu carré avec la Halakha, ce qui semble-t-il lui apporte quelques ennuis avec sa hiérarchie.
Je ne tirerai aucune conclusion à partir de ce film qui cependant semble refléter une certaine réalité américaine. Je la connais personnellement relativement mal et ne peut donc vous répondre plus précisément.
Le mouvement Massorti n’est pas homogène, il est traversé de sous courants. Il est également influencé par les mentalités locales. Cela est d’ailleurs vrai pour les autres mouvements du judaïsme. Il est clair que la mentalité juive américaine est très différente de celle des Européens. Cela est vrai également de leur sensibilité à certains problèmes. Dans l’ensemble, les Européens sont je crois beaucoup plus conservateurs.
Yeshaya Dalsace
(Rabbin et webmaster de Massorti.Com)
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