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Adoption en milieu juif
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Auteur : Rivon Krygier

Rabbin de la communauté massorti Adath Shalom, Paris


Judaïsme et adoption -

Que propose le mouvement massorti   aux familles juives ayant adopté un enfant.

Dans Sanhédrin 19b, il est dit que « celui qui élève un orphelin est comme s’il l’avait engendré » et qu’ainsi, les parents adoptifs « accomplissent un acte juste, constamment » 2.

Une enfant qui pour une raison ou une autre ne peut être élevé par ses parents biologiques est pareil à un orphelin.

C’est donc une grande mitsva que d’adopter un enfant et lui offrir ainsi un foyer. C’est aussi une grande mitsva pour des personnes ne pouvant avoir des enfants naturellement et qui dès lors accèdent à la fonction de parent.

A priori, le statut identitaire de l’enfant reste celui des parents biologiques . Toutefois si pour le droit juif, stricto sensus, les parents adoptifs sont considérés comme « mandatés » par les parents biologiques, dans la mesure où ces derniers renoncent à la parenté, une adoption revient à une greffe . C’est la différence entre une famille d’accueil (qui prend en charge les soins de l’enfant sans établir de filiation) et des parents adoptifs qui sont les parents « réels » c’est-à-dire qui remplissent effectivement cette fonction et intègrent leurs enfants dans la famille au même degré que des enfants biologiques. 3

En conséquence de quoi, la conversion (et la circoncision) de l’enfant, s’il n’est pas né de mère juive, est le complément spirituel conséquent de cette démarche au sein d’une famille où les parents sont juifs.

Le Commitee on Jewish Law and Standards du mouvement conservative   a, en 1998, approuvé un responsum   du rabbin   Avram Reisner selon lequel un enfant adopté peut adjoindre à son nom propre la référence patronymique et matronymique de ses parents adoptifs. Cette conversion implique un engagement devant le Beit-din d’éduquer les enfants adoptés selon la tradition juive, au même titre d’ailleurs que les autres enfants de la famille.

rabbin   Rivon Krygier (se fondant sur Elliott Dorff  , Epître de l’amour)

 Notes

Pour l’adoption dans la loi juive, en général, cf. le responsum   (Elliot N. Dorff  ), « Donor Insemination, Egg Donation, and Adoption », approuvé en 1994 par le CJLS   et publié dans Conservative   judaism, Vol. XIX, (1), automne 1996.

2 Cf. Meguila 13a, Ketoubot 50a. Voir aussi Exode rabba 4 ; Choulhan âroukh, Orah haïm 139:3 ; Abraham Gumbiner, Maguen Avraham sur Orah haïm 156 ; Moshe Feinstein  , Igrot Mochè sur Yore déa 161.

3 Cf. Sota 43b.

On trouve dans le Talmud   certains personnages bibliques adoptants considérés comme parents Cf. Sanhédrin 19b citant I Chroniques 4,18, Ruth 4,17, Psaumes 77,16, II Samuel 21,8.

 Epitre de l’amour

http://www.massorti.com/spip.php?ar...

Etude sociologique

Voici la présentation d’un livre traitant de ces questions en France et en Israël (ouvrir le pdf)

PDF - 600.6 ko
adopter et transmettre

L’ouvrage est le résultat d’une longe enquête sociologique de la chercheuse Sophie Nizard

 Responsum   du rabbin   Avram Reisner

Ce texte (en anglais) traite du problème sous l’angle de la Halakha  .

http://www.rabbinicalassembly.org/t...

Voir également http://www.massorti.com/Adoption-et... Dans cet article sociologique sont exposés les différentes positions sur la conversion (orthodoxe  , massorti  , libérale) ainsi qu’un état des lieux de cette question dans le cadre du Consistoire  .

2 Messages de forum

  • Adoption en milieu juif 5 juin 2009 12:52, par Olivier Muller

    Pilpoul

    J’ai obtenu la référence suivante dans le livre d eVictor Malka :

    "Elever un orphelin dans sa maison, c’est pratiquer la justice en tout temps" (Kétoubot 5 a)" ;

    Alors, Kétoubot 5 ou 50 comme marqué dans la note 2 de l’article ?

    merci d’avance pour la réponse.

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    • Adoption en milieu juif 5 juin 2009 13:26, par webmaster de Massorti.Com

      La bonne référence est celle de la note. Ketoubot 50a au nom de Rabbi Schmouel bar Nahmani. : "Pratiquer la tsedaka constamment : celui qui élève un orphelin dans sa maison et s’inquiète de son mariage."

      Rabbin Yeshaya Dalsace

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